Après quatre semaines d’intenses travaux, l’Assemblée nationale a clôturé, le 23 mars 2026, sa première session extraordinaire de l’année. Marquée par l’adoption de sept projets de loi majeurs, cette session témoigne, selon son président, d’une « convergence sacrée » entre les institutions au service des réformes sécuritaires, économiques et environnementales.
L’Assemblée nationale a clôturé les travaux de sa première session extraordinaire de l’année, convoquée à la demande du Président du Conseil, conformément à l’article 12, alinéa 3, de la Constitution. Ouverte le 24 février, cette session aura été marquée par une intense activité parlementaire, une forte mobilisation des députés et une participation active du gouvernement.
La cérémonie de clôture a été ponctuée par l’intervention du Président de l’Assemblée nationale, Professeur Komi Selom Klassou, en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont Gilbert Bawara, Komla Dodzi Kokoroko, Essowè Georges Barcola et Mazamesso Assih.
Dans son discours, le président de la première chambre du Parlement a souligné qu’au total, sept projets de loi majeurs ont été adoptés en quatre semaines. Une performance qui, selon lui, traduit une volonté affirmée de consolider les bases sécuritaires, énergétiques, économiques et environnementales du pays.
Sur le plan sécuritaire, les députés ont autorisé la prorogation de l’état d’urgence dans la région des Savanes pour une durée de 12 mois, afin de soutenir les forces de défense et de renforcer la protection des populations.
Dans le secteur énergétique, l’actualisation du cadre réglementaire du gazoduc de l’Afrique de l’Ouest constitue une avancée notable vers le renforcement de la souveraineté énergétique du pays.
Au niveau économique et financier, plusieurs textes ont été adoptés pour lutter contre le blanchiment de capitaux et préserver l’intégrité du système monétaire, notamment à travers la répression du faux-monnayage au sein de l’UEMOA.
L’économie nationale a également bénéficié de réformes structurantes, avec des mesures en faveur de l’entrepreneuriat, dont le transfert des missions du FAIEJ à l’ADTPME, ainsi que la réglementation du secteur de la microfinance. Ces initiatives visent à élargir les opportunités pour les jeunes et les femmes.
Par ailleurs, la modernisation de la législation environnementale vient répondre aux défis climatiques et écologiques, confirmant l’engagement du pays en faveur du développement durable.
Revenant sur la portée de ces avancées, le Président de l’Assemblée nationale a insisté sur leur dimension collective, évoquant une « convergence sacrée » entre les institutions. « Nul ne peut applaudir d’une seule main », a-t-il rappelé, soulignant l’importance de la synergie entre le gouvernement, les députés et les autres acteurs institutionnels.
Il a enfin rendu hommage au Président du Conseil, Faure Gnassingbé, pour son rôle déterminant dans la convocation de cette session extraordinaire. Selon lui, cette initiative illustre la confiance placée dans l’institution parlementaire pour accompagner les réformes et construire l’avenir du pays.
Atha ASSAN









