La troisième édition du Salon Études en France a été officiellement ouverte le jeudi 5 novembre 2026 à l’Institut français du Togo, à Lomé. Organisé par l’Ambassade de France au Togo et Campus France Togo, ce rendez-vous, qui se poursuit jusqu’au 7 novembre, entend renforcer les partenariats entre établissements d’enseignement supérieur français et togolais, tout en rapprochant les formations des besoins des entreprises. La mobilité étudiante et les perspectives d’insertion professionnelle des jeunes sont au cœur de cette édition.
Après les éditions de 2019 et 2024, le Salon Études en France revient pour une troisième rencontre avec des ambitions élargies. Au-delà de la présentation des possibilités de formation dans les établissements français, les organisateurs souhaitent faire de cet événement un cadre de dialogue entre les acteurs académiques et économiques des deux pays.
À l’ouverture officielle, Lionel Vignacq, conseiller de coopération et d’action culturelle et directeur de l’Institut français du Togo, a rappelé que la précédente édition, organisée en 2024, avait accueilli près de 3 600 visiteurs et permis à une vingtaine d’établissements français et togolais de se rencontrer. Pour cette nouvelle édition, l’ambition est de « donner une place importante aux partenariats universitaires et au dialogue entre les établissements et le monde économique ».
Trois secteurs prioritaires, en lien avec les orientations de la Feuille de route gouvernementale du Togo, structurent les échanges : les activités portuaires et maritimes, l’agriculture et l’agrotransformation, ainsi que les sciences des données, l’intelligence artificielle et le numérique. Des domaines considérés comme porteurs d’opportunités pour la jeunesse togolaise.
La mobilité étudiante au cœur du partenariat
La coopération universitaire entre le Togo et la France repose également sur la mobilité étudiante. Selon Lionel Vignacq, la France accueillait 5 862 étudiants togolais au cours de l’année universitaire 2024-2025, soit une progression de 65 % en cinq ans. Cette évolution place le Togo au septième rang des pays d’Afrique subsaharienne d’origine des étudiants accueillis en France.
Le diplomate estime que les formations proposées dans les universités, les écoles d’ingénieurs et les établissements spécialisés français peuvent offrir des parcours complémentaires à ceux disponibles au Togo. Ces expériences permettent aux étudiants d’acquérir de nouvelles compétences, de découvrir d’autres méthodes de travail et de nouer des relations durables entre les deux pays.
Présent à la rencontre, Elias Lamourette, chargé de projets promotion et mobilité à Campus France Paris, a présenté les missions de cette agence gouvernementale française, placée sous la double tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.
« L’idée, c’est à la fois mettre en avant, valoriser l’enseignement supérieur français, mais aussi gérer la mobilité des boursiers », a-t-il expliqué. Campus France dispose d’un réseau international de plus de 300 espaces et antennes répartis dans 131 pays. L’agence référence également près de 31 000 formations dans son catalogue et assure actuellement la gestion de quelque 24 000 bourses.
Au-delà de la promotion des établissements français, ses missions consistent à accompagner les étudiants dans leurs projets d’études et leurs démarches administratives, à apporter une expertise sur les contextes locaux et à animer les communautés d’anciens étudiants, appelées « alumni ».
Universités et entreprises autour des métiers d’avenir
L’une des particularités de cette troisième édition est la place accordée aux entreprises dans les échanges. Pour les organisateurs, le rapprochement entre établissements d’enseignement supérieur et opérateurs économiques constitue un moyen d’identifier les compétences recherchées, de mieux faire connaître les métiers et de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes.
Dans cette perspective, trois tables rondes sont organisées autour des enjeux de l’économie maritime, de l’intelligence artificielle appliquée à la santé et des nouvelles opportunités dans l’agrotransformation. Elles sont complétées par des rencontres bilatérales entre établissements et entreprises français et togolais, avec pour objectif de faire émerger de nouveaux partenariats, notamment en matière de stages et d’alternance.
« Le rapprochement entre établissements d’enseignement supérieur et opérateurs économiques est essentiel pour mieux identifier les compétences recherchées, notamment dans des secteurs porteurs, faire connaître les métiers et favoriser l’insertion professionnelle des jeunes », a souligné Lionel Vignacq.
Les journées des 6 et 7 novembre sont consacrées au grand public. Le Village des formations et des métiers, installé dans les jardins de l’Institut français du Togo, permettra aux lycéens, étudiants et familles de rencontrer les établissements participants et les entreprises partenaires. Des mini-conférences aborderont notamment les procédures pour étudier en France, l’orientation post-baccalauréat et les opportunités offertes par les métiers d’ingénieur.
À travers cette édition, le Salon Études en France ambitionne ainsi de dépasser le cadre de la mobilité étudiante pour devenir un espace de coopération plus large, associant formation, recherche, innovation et monde professionnel. Un enjeu important pour accompagner les jeunes Togolais dans la construction de leurs parcours académiques et leur insertion sur le marché de l’emploi.
Atha ASSAN








