Le gouvernement togolais franchit un nouveau cap dans le renforcement de l’architecture sécuritaire nationale. Réuni le 19 février 2026 à Lomé, en présence du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, le Conseil des ministres a adopté un décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement d’une direction de la protection des hautes personnalités et des institutions.
Cette réforme intervient dans un contexte marqué par l’évolution des menaces sécuritaires et par la visibilité internationale croissante du Togo, notamment à travers l’organisation d’événements d’envergure. Face à ces enjeux, l’exécutif entend adapter les mécanismes nationaux de protection afin de garantir une sécurité optimale aux responsables publics et aux institutions stratégiques. “ Dans ce cadre, le renforcement de la sécurité des hautes personnalités et des institutions publiques constitue une exigence prioritaire.’’, indique le communiqué ayant sanctionné le Conseil des ministres.
La nouvelle direction regroupera des éléments issus de la police nationale et de la gendarmerie nationale, placés sous un commandement unique. Cette organisation intégrée vise à rationaliser le dispositif existant, à renforcer la coordination opérationnelle et à améliorer l’efficacité des missions de protection.
Selon le communiqué officiel, la mutualisation des moyens humains et matériels permettra d’élever le niveau de professionnalisation et de réactivité du système de protection. L’objectif affiché est double : rationaliser le commandement et améliorer la coordination opérationnelle, informe-t-on.
Au-delà de cette décision sécuritaire, le Conseil des ministres a également adopté un projet de loi portant réglementation de la microfinance, en vue d’aligner la législation nationale sur la loi uniforme de l’UMOA adoptée en décembre 2023. Deux autres mesures ont été prises, dont la transformation de la direction générale de l’information géographique et de la cartographie en Institut géographique national du Togo (IGNT), doté d’une autonomie administrative et financière.
Le Conseil a par ailleurs examiné une communication relative à l’évolution de l’inclusion financière. Les autorités ont salué la progression du taux d’inclusion, passé de 87,7 % à 89,04 % en 2024, plaçant le Togo au deuxième rang au sein de l’UEMOA, tout en annonçant l’élaboration d’une nouvelle Stratégie nationale d’inclusion financière pour la période 2026-2030.
Atha ASSAN









