Une réunion internationale consacrée à la révision du Guide du Prestataire sur les Soins Obstétricaux et Néonatals d’Urgence en Afrique (SONU) a débuté ce lundi 23 mars 2026 à Lomé.
L’objectif de cette rencontre qui va durer cinq jours, est de renforcer la qualité des soins au point de prestation par la mise à jour et la diffusion du Guide du Prestataire sur les SONU, en assurant son alignement avec les recommandations récentes de l’OMS.
Il s’agit notamment d’intégrer les nouvelles directives de l’OMS publiées après 2018, harmoniser les protocoles pour les urgences obstétricales et néonatales, mettre à jour les fonctions signal des SONU et les mécanismes de suivi/évaluation, diffuser le Guide dans les États membres pour une utilisation optimale par les agents de santé.
En effet, le Guide du Prestataire sur les Soins Obstétricaux et Néonatals d’Urgence en Afrique est une référence essentielle pour la santé reproductive, maternelle et néonatale en Afrique francophone. Développé en 2010 par la Société Africaine de Gynécologie et d’Obstétrique (SAGO), I’OMS, I’UNFPA, I’UNICEF et l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS/WAHO), il est largement diffusé et utilisé par les agents de santé, les étudiants et les formateurs.
Ce guide constitue une opportunité majeure pour renforcer la mise en œuvre des SONU, intervention critique pour réduire les mortinaissances et les décès maternels et néonatals évitables. II traduit les recommandations de l’OMS en outils pratiques adaptés aux contextes locaux, et représente un mécanisme durable d’amélioration de la qualité des soins.
L’édition actuelle du Guide (2018), bien que précieuse, est désormais dépassée et ne reflète pas pleinement les recommandations récentes de l’OMS.
» Depuis sa première édition, le Guide du Prestataire SONU constitue l’une des références les plus utilisées par les prestataires francophones.La version actuelle, datant de 2018, ne reflète plus l’ensemble des recommandations actualisées de l’OMS, notamment en matière de soins prénatals à 8 contacts, prévention et prise en charge de l’hémorragie du post-partum, soins intrapartum fondés sur des preuves, prise en charge de l’asphyxie intrapartum et des complications néonatales.Sa révision constitue donc une étape cruciale pour garantir que les agents de santé disposent d’outils harmonisés, simples, et scientifiquement actualisés », a indiqué le représentant du représentant de l’OMS au Togo, Dr KOUDEMA Winiga.
Par ailleurs, Dr KOUDEMA Winiga a fait savoir que l’OMS restera un partenaire engagé pour fournir entre autres les normes, lignes directrices et standards globaux, accompagner la mise à jour technique du guide SONU, en veillant à l’alignement avec les recommandations mondiales, soutenir le renforcement des capacités, la digitalisation, et l’intégration de ce guide dans les curricula de formation.
« Notre objectif commun est simple, aucune femme ne doit mourir en donnant la vie, et aucun nouveau-né ne doit être perdu faute de soins de qualité », a précisé le représentant du représentant de l’OMS au Togo.
Pour sa part, le représentant du ministre de la santé, de l’hygiène publique, de la couverture sanitaire universelle et des assurances, Dr ZIGAN Mawunyo a souligné que la mise à jour du Guide de Soins Obstétricaux et néonataux d’urgence permettra aux agents de santé de disposer de protocoles harmonisés et fondés sur des preuves, renforçant la qualité des soins et alignant les pratiques nationales sur les normes mondiales dont l’usage rationnel contribuera à renforcer la qualité des Soins Obstétricaux et Néonataux d’Urgence, critiques pour réduire les mortinaissances et les décès maternels et néonatals évitables.
Les participants de cette rencontre sont notamment des experts en SONU (gynécologues/obstétriciens, sages-femmes, néonatologistes, anesthésistes, spécialistes de santé publique) issus de 16 États ainsi que les ministères de la santé, agences onusiennes, associations professionnelles, institutions académiques et agents de santé de première ligne.
Rachel Doubidji









