À l’occasion de la Journée de l’Union africaine, l’Association Alternative Russo-Togolaise a organisé, le 9 septembre dernier, une séance d’échanges avec le public consacrée aux enjeux du développement du continent africain dans le contexte socio-économique actuel.
Placée sous le signe de la réflexion et du dialogue, cette rencontre a réuni des participants autour d’une question centrale : quelles réponses l’Afrique peut-elle apporter à ses propres défis et comment peut-elle mieux valoriser ses potentialités pour accélérer son développement ?
Au-delà des échanges sur l’actualité africaine, la rencontre a permis aux participants de revisiter certains repères majeurs de l’histoire du continent et du processus d’intégration africaine.
La célébration du 9 septembre trouve en effet son origine dans un moment déterminant de l’histoire de l’intégration continentale. Le 9 septembre 1999, à Syrte, en Libye, les chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) ont adopté la Déclaration de Syrte, appelant à la création d’une nouvelle organisation continentale : l’Union africaine. Cette initiative visait notamment à accélérer l’intégration du continent et à permettre à l’Afrique de mieux défendre ses intérêts dans l’économie mondiale, tout en apportant des réponses africaines aux défis politiques, sociaux et économiques. C’est en référence à cet événement que le 9 septembre est célébré comme Journée de l’Union africaine.
C’est dans cette perspective historique que les échanges organisés par l’Alternative Russo-Togolaise ont permis d’aborder les réalités auxquelles le continent est aujourd’hui confronté.
Les discussions ont notamment porté sur la nécessité pour les Africains de mieux connaître leur histoire, de comprendre les mutations de leur environnement socio-économique et de réfléchir aux moyens de transformer les nombreuses ressources et potentialités du continent en véritables leviers de développement.
Dans un contexte marqué par les difficultés économiques, le chômage et l’insertion professionnelle des jeunes, les inégalités, les défis sécuritaires, les transformations démographiques et les enjeux liés à la souveraineté économique, la question du développement de l’Afrique ne saurait se limiter aux seuls indicateurs économiques. Elle interpelle également la capacité des sociétés africaines à construire des réponses adaptées à leurs réalités et à renforcer la coopération entre les peuples et les États.
La vision portée par l’Union africaine elle-même s’inscrit dans cette ambition d’une « Afrique intégrée, prospère et pacifique », capable de prendre davantage en main son destin et de peser sur la scène internationale.
Pour les organisateurs, la connaissance de l’histoire africaine constitue un préalable essentiel à toute réflexion sérieuse sur l’avenir du continent.

Pour Kansame Nangalene, responsable projet et coordonnateur à l’ART, c’est une occasion pour les participants de mieux connaître l’Union africaine et ses réalités : « Autour des échanges en ce jour, nous avons rappelé l’importance de l’amour et l’intérêt des uns et des autres pour le continent africain. Nous avons souligné également cet évènement majeur porté par le Togo à travers son Ministre des affaires étrangères M.Robert DUSSEY, la redéfinition de la carte du monde pour redonner à l’Afrique ses réelles dimensions. C’est le lieu de remercier le gouvernement togolais et le président du Conseil pour cette belle initiative. »
La séance a ainsi offert aux participants l’occasion de mieux découvrir certains épisodes et repères de l’histoire de l’Afrique, tout en confrontant les points de vue sur les défis actuels.
À travers cette initiative, l’Alternative Russo-Togolaise entend ainsi contribuer, à son échelle, à la sensibilisation du public sur les enjeux africains et à la promotion d’un dialogue ouvert sur les perspectives de développement du continent.
Seyram AGBASSINOU









