Le togolo-irlandais Aziz Goma a intervenu les 02 et 03 mars 2026 lors de la 61ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, sur les conditions de sa détention au Togo.
Après avoir passé huit ans à la prison civile de Lomé, il affirme avoir été victime de mauvais traitements, notamment de torture et de périodes d’isolement.
« J’ai passé 8 années en détention au Togo subissant tortures, isolement, mauvais traitement », a indiqué l’ex prisonnier avant d’ajouter qu’ « il y a des moments où on ne tient plus par espoir. On tient par refus de mourir en silence, de devenir invisible, de laisser la torture décidée de qui ont est ».
Aziz Goma a également fait savoir qu’il n’avait commis aucun crime. « Je n’étais pas détenu pour ce que j’avais fait mais pour ce que je représentait, un défenseur des droits qui refusait de se taire », a t-il précisé.
Selon lui, il ne serait probablement pas en vie sans la mobilisation des mecanismes onusiens de protection.
Aziz Goma et 11 autres personnes ont été interpellées dans le cadre des manifestations organisées par la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition (C14) en 2018.
Accusés pour complot contre la sécurité intérieure de l’État, groupement de malfaiteurs, troubles aggravés à l’ordre public et destructions volontaires, Aziz Goma a été condamné à 10 ans de prison avant d’être gracié en décembre 2025.
Rachel Doubidji









