La Haute Autorité de Régulation de la Communication Ecrite, Audiovisuelle et Numérique (HARC) s’est déclarée incompétente pour traiter la plainte introduite par les mandataires de la collectivité Davié-Assomé contre M. Roger Amémavor, à la suite de la diffusion d’un contenu relatif à un litige foncier à Latévi-Copé.
Dans un courrier daté du 4 mars 2026 et adressé aux plaignants, l’institution de régulation des médias indique avoir pris acte de la saisine effectuée le 2 mars. Les mandataires reprochaient à M. Roger Amémavor et à la chaîne « Echo du Pays » des « manquements graves, manipulation médiatique et atteinte à la paix sociale », évoquant un traitement partial et orienté de l’information. Ils sollicitaient également l’exercice de leur droit de réponse, estimant que la diffusion du contenu incriminé avait contribué à la désinformation du public.
Après examen, la HARC précise toutefois ne pas être en mesure d’instruire la plainte. En cause : l’absence de régularité professionnelle du mis en cause et le défaut d’existence légale du support ayant diffusé l’information.
Selon l’institution, M. Roger Amémavor n’aurait pas accompli les formalités requises pour l’exercice régulier de la profession de journaliste au Togo. Par ailleurs, le média « Capture Media », par lequel le contenu a été diffusé, ne disposerait pas d’une existence juridique reconnue.
Dans ces conditions, la HARC estime ne pas avoir la compétence nécessaire pour connaître de cette affaire. Elle a néanmoins remercié les plaignants pour la confiance placée en l’organe de régulation.
Ce dossier relance le débat sur la régularisation des acteurs des médias et le respect du cadre légal encadrant l’exercice du journalisme au Togo, dans un contexte marqué par la multiplication des contenus diffusés via des canaux non formellement établis.
Atha ASSAN









