La phase pré-test du projet d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans les curricula d’enseignement et de formation au Togo s’est achevée jeudi 28 mai 2026 à Lomé. Portée par la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), l’initiative cible les établissements d’enseignement supérieur et les centres de formation du pays.
Le projet ambitionne d’inculquer aux apprenants les valeurs d’intégrité, de transparence, d’éthique et de responsabilité citoyenne. L’objectif affiché est de préparer une génération de futurs cadres attachés à la préservation du bien public et à la défense de l’intérêt général.
Après une première expérimentation à l’Institut supérieur de management (ISM) Adonaï de Kara, le programme s’étend désormais à d’autres établissements privés d’enseignement supérieur.
Dans ce cadre, plusieurs modules seront dispensés aux étudiants. Les formations porteront entre autres sur les enjeux et défis liés à la corruption, les mécanismes de lutte et la participation citoyenne, les cadres juridiques et institutionnels en vigueur au Togo, ainsi que la bonne gouvernance, la déontologie et la responsabilité professionnelle.
Le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Gado Tchangbedji, a insisté sur l’importance du civisme et du patriotisme dans la construction du Togo de demain. S’adressant aux étudiants, il a rappelé que « le vrai mérite ne réside pas seulement dans les diplômes, mais dans l’usage responsable et utile que nous en faisons pour le bien commun ».
De son côté, le président de la HAPLUCIA, Aba Kimelabalo, a souligné la nécessité de sensibiliser les jeunes dès maintenant aux valeurs de probité. « Former les jeunes à l’intégrité dès aujourd’hui, c’est préparer une génération consciente de ses responsabilités », a-t-il déclaré, invitant les étudiants à privilégier l’honnêteté, le mérite et la discipline.
Atha ASSAN









