L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété, dimanche 17 mai 2026, une « urgence de santé publique de portée internationale » (USPPI) face à la nouvelle flambée d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC). Cette décision correspond au deuxième niveau d’alerte le plus élevé de l’organisation.
L’épidémie touche principalement la province de l’Ituri, dans le nord-est du pays, où les autorités sanitaires font face à la propagation du variant Bundibugyo du virus Ebola. Cette souche, jugée particulièrement dangereuse, suscite de vives inquiétudes car aucun vaccin efficace n’est actuellement disponible contre elle.
Dans un communiqué publié sur le réseau social X, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué que la situation représentait « une urgence de santé publique de portée internationale », tout en précisant qu’elle ne remplissait pas, à ce stade, les critères d’une urgence pandémique.
Selon les autorités sanitaires, plusieurs dizaines de décès suspects ont déjà été enregistrés en quelques semaines
Le virus Ebola provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse. Les symptômes incluent notamment une forte fièvre, des douleurs musculaires, des vomissements, des diarrhées et, dans les cas graves, des saignements internes et externes.
Bien que des traitements et des vaccins aient été développés ces dernières années, ceux-ci restent principalement efficaces contre la souche Zaïre, responsable des précédentes grandes épidémies recensées en Afrique.
Atha ASSAN









