La capitale togolaise accueille du 14 au 18 mai 2026, le sommet des Présidents de conférence du Conseil Méthodiste Africain (CMA). Une déclaration sanctionnant cette rencontre a été adoptée ce samedi 16 mai 2026.
Près de 62 délégués venus de plus de 25 pays africains (provenant d’Afrique de l’Ouest, Afrique du Centre, Afrique Australe et Afrique Australe) et leur partenaire Église Méthodiste de Grande Bretagne, participent à cette rencontre internationale.
Placé sous le thème « Appelés à transformer le paysage socio-politique et économique de l’Afrique », ce sommet a permis aux participants de discuter de la Constitution et des règlements du Conseil Méthodiste Africain ainsi que des défis socio-politique et économique auxquels sont confrontés l’Afrique.
« Nos travaux se sont concentrés sur le chômage des jeunes, les questions migratoires et la sous-utilisation de la technologie pour la mission et le service, ce qui posent des défis majeurs au développement socio-économique de l’Afrique. Nous reconnaissons également les réalités croissantes de la pauvreté, de la corruption, des conflits armés, des changements anticonstitutionnels de gouvernement, de l’insécurité, de l’extrémisme religieux, de la dégradation environnementale, de l’injustice de genre, du déclin moral et de l’écart qui se creuse entre les riches et les pauvres. L’Église en Afrique ne peut rester silencieuse tant que la dignité du peuple de Dieu est menacée. L’Évangile de Jésus-Christ appelle l’Église non seulement à prêcher le salut, mais aussi à se tenir pour la justice, la paix, la vérité et la dignité humaine dans sa globalité », a affirmé Paul Kwabena Boafo, Président du Conseil Méthodiste Africain à travers une déclaration adoptée ce samedi 16 mai 2026.
Le Conseil s’engage également à être une voix contre l’injustice, l’inégalité, la corruption, la violence, l’exploitation, la décadence morale, et à former des dirigeants de principe qui transformeront la société.
« Nous voulons façonner les valeurs des personnes à travers des initiatives de service, du mentorat, de l’entrepreneuriat, des camps de leadership, des plateformes d’apprentissage numérique et des systèmes de responsabilité et de soins, qui cultivent l’intégrité et la discipline. Nous nous engageons à passer d’un ministère analogique à une mission numérique et à faire de la technologie et de l’innovation des outils d’évangélisation, de plaidoyer, d’éducation et d’impact dans un monde de plus en plus connecté », a souligné Paul Kwabena Boafo.
En conclusion, le Conseil a réaffirmé que la mission de l’Église est à la fois spirituelle et sociale et que la transformation portée par l’Évangile doit toucher chaque dimension de la vie humaine.
Cette rencontre a également permis aux participants d’aborder les questions liées à la traite transatlantique des esclaves et à la justice réparatrice.
Rachel Doubidji









