Une session spéciale des ministres des Finances des états membres de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) a eu lieu ce vendredi 08 mai 2026 à Lomé.
Cette rencontre fait suite aux travaux du comité des experts, qui a permis d’examiner les difficultés budgétaires de l’organisation afin d’identifier de nouvelles sources de financements.
Les ministres des Finances des états membres de l’OHADA ont ainsi révisé l’aspect de la répartition des contributions des États membres au budget, validé des résultats d’une étude et adopté une résolution sur le financement de l’OHADA.
Prenant la parole, le Secrétaire permanent de l’OHADA, Mayatta Ndiaye MBAYE a plaidé pour un soutien accru à l’organisation afin de soulager les États et d’accélérer le développement économique.
Il a rappelé le rôle important de l’OHADA dans l’amélioration continue du climat des affaires et a souligné que les difficultés de mobilisation des ressources nécessaires affectent négativement la mise en œuvre de l’ambitieux programme de soutien au développement des États-partis.
Allant dans le même sens, le ministre des Finances et du Budget du Togo, .. a souligné le rôle stratégique de l’OHADA comme pilier fondamental de la sécurité juridique et de l’attractivité économique des États.Il a insisté sur la nécessité de trouver des solutions innovantes pour garantir de façon pérenne l’autonomie financière de l’organisation.
La résolution sur le financement de l’OHADA recommande ainsi aux Etats membres, d’appliquer le mécanisme de financement autonome et de s’acquitter de leurs obligations contributives vis à vis de l’organisation.Les pays accusant des arriérés ont été invités à négocier des échéanciers avec le Secrétariat permanent de l’organisation.
Elle prévoit également la poursuite de la transformation numérique de l’OHADA, notamment avec la finalisation de l’informatisation du RCCM, la révision du modèle économique de l’ERSUMA et la valorisation du patrimoine immobilier de l’organisation.
Les ministres en charge dès finances ont aussi décidé de publier officiellement la liste des États débiteurs et d’empêcher les pays présentant une dette ancienne d’assurer la présidence de l’organisation.
Le rôle des ministres des Finances est en outre renforcé avec coprésidence des réunions.
Rachel Doubidji









