Une consultation nationale regroupant des acteurs de la société civile et la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) s’est ouverte, mardi 14 avril à Lomé, en prélude à l’élaboration des rapports alternatifs du quatrième cycle de l’Examen périodique universel (EPU) du Togo.
L’initiative est portée par la CNDH et le Collectif des associations de lutte contre l’impunité au Togo (CACIT), avec l’appui du Bureau régional du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH-BRAO). Elle s’inscrit dans le cadre du mécanisme international d’évaluation périodique des engagements des États en matière de droits humains.
Au cœur des travaux, les participants entendent dresser un état des lieux de la mise en œuvre des recommandations issues du précédent cycle de l’EPU. L’objectif est d’harmoniser les approches et de produire des données fiables, qui seront compilées dans un rapport consolidé par une équipe conjointe CNDH-CACIT.
Durant trois jours, les acteurs engagés dans la défense des droits de l’homme bénéficieront également de sessions de renforcement de capacités. Ces formations porteront notamment sur les techniques de collecte et d’analyse de données, ainsi que sur la rédaction de rapports alternatifs conformes aux standards internationaux.
Le président du conseil d’administration du CACIT, Me Claude Amegan, a rappelé que ce quatrième passage du Togo devant le mécanisme de l’EPU fait suite à ceux de 2011, 2016 et 2022. Lors du troisième cycle, le pays avait accepté 182 recommandations et en avait pris note de 42. Des rapports de mi-parcours sur leur mise en œuvre ont été élaborés en 2024 avec l’appui d’UPR Info.
Selon lui, la rencontre de Lomé constitue une étape décisive pour consolider les contributions de la société civile et de la CNDH, en vue de produire des rapports alternatifs crédibles et pertinents pour ce nouveau cycle d’évaluation.
Atha ASSAN









