Le Togo renforce son cadre juridique afin de mieux encadrer le secteur de la microfinance et de lutter contre le faux-monnayage. Réunis en quatrième séance plénière de la première session extraordinaire de l’année 2026, le mercredi 18 mars, les sénateurs ont examiné et adopté deux projets de loi majeurs visant à consolider la stabilité du système financier national.
Ces textes portent sur la réglementation de la microfinance en République togolaise, ainsi que sur la répression du faux-monnayage et des autres atteintes aux signes monétaires dans les États membres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Ils s’inscrivent dans le cadre de la procédure de navette parlementaire, après avoir été adoptés à l’unanimité par les députés à l’Assemblée nationale.
La séance a été présidée par le président du Sénat, Barry Moussa Barqué, en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola. Les débats ont été marqués par une forte implication des sénateurs, traduisant l’importance stratégique de ces réformes. Le gouvernement a salué la qualité des échanges et le sens de responsabilité des parlementaires.
Au cours des discussions, la microfinance a été présentée comme un levier essentiel d’inclusion financière, de réduction de la pauvreté et de financement des petites et moyennes entreprises. Toutefois, des insuffisances ont été relevées, notamment en matière de gouvernance et de contrôle, exposant les populations à des risques. La réforme vise ainsi à renforcer la transparence, la supervision et la protection des épargnants.
En parallèle, le texte sur la sécurité monétaire ambitionne de durcir les sanctions contre le faux-monnayage et d’harmoniser les cadres juridiques au sein de l’UMOA, afin de mieux lutter contre ce fléau transnational.
Selon le ministre de l’Économie et des Finances, l’adoption de ces lois constitue une étape décisive dans la consolidation de l’arsenal juridique du pays en matière de gouvernance financière. Le président du Sénat a salué, pour sa part, la qualité des travaux et l’engagement des sénateurs, marquant ainsi une avancée significative vers un système financier plus sécurisé et plus crédible.
Atha ASSAN









