Le projet de budget de l’État togolais pour 2027 s’établit à 2 684,1 milliards de francs CFA, contre 2 751,5 milliards en 2026, soit une baisse de 2,5 %. Adopté en Conseil des ministres, ce projet prévoit des investissements axés notamment sur la sécurité, la transformation économique, la cohésion sociale et l’accès aux services sociaux de base.
Selon les prévisions présentées par le gouvernement, cette diminution intervient dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et commerciales, les incertitudes économiques et le durcissement des conditions de financement.
Le budget proposé pour 2027 s’inscrit dans le cadre de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031. Les priorités annoncées portent sur le renforcement de la sécurité, la création d’emplois, l’amélioration des services sociaux et le soutien aux populations vulnérables.
À cet effet, 490 milliards de francs CFA sont prévus pour les dépenses d’investissement liées aux programmes de cette feuille de route. L’axe « Protéger » bénéficie de 227,2 milliards de francs CFA, contre 143,5 milliards pour « Transformer » et 97 milliards pour « Rassembler ». Les programmes transversaux reçoivent 22,4 milliards de francs CFA.
Ces allocations doivent notamment soutenir la sécurité, les infrastructures, l’agriculture et l’industrialisation, tout en favorisant l’accès des populations aux services essentiels.
Le gouvernement prévoit également de renforcer la mobilisation des recettes publiques, la maîtrise des dépenses et la digitalisation de l’administration financière. Le suivi des projets et la transparence dans la gestion des ressources publiques figurent parmi les objectifs affichés.
Un budget rectificatif pour 2026
En parallèle, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi de finances rectificative pour 2026. Celui-ci ramène le budget de l’État à 2 744,2 milliards de francs CFA, contre 2 751,5 milliards initialement prévus, soit une diminution de 0,3 %.
Le déficit budgétaire prévisionnel est estimé à 247,6 milliards de francs CFA, correspondant à 3,4 % du produit intérieur brut (PIB).
Cette révision vise à tenir compte de l’évolution de la conjoncture internationale, notamment de la hausse des prix des hydrocarbures et des tensions géopolitiques. Les ajustements doivent permettre d’atténuer les effets de l’augmentation des coûts de l’énergie sur les populations, de renforcer les moyens de lutte contre le terrorisme et de mobiliser davantage de financements extérieurs pour soutenir les projets de développement.
Le projet de budget 2027 devra encore suivre la procédure législative avant de devenir le budget définitif de l’État.
Atha ASSAN









