Le Collège d’enseignement général (CEG) d’Avéta, dans la commune Zio 1, dispose désormais de nouvelles infrastructures grâce au Projet d’Appui à la Réforme des Collèges Phase II (PAREC II), financé par l’Agence française de développement (AFD). Une délégation de l’agence a effectué le 6 octobre 2026, une visite de terrain sur les lieux pour constater les réalisations.
Deux blocs pédagogiques, un bloc administratif, quatre blocs sanitaires, ainsi que des équipements scolaires, des manuels et des guides destinés aux responsables d’établissements figurent parmi les dons accordés au CEG Avéta, qui accueille aujourd’hui 1 170 élèves.
La cérémonie de visite a réuni élèves, enseignants, autorités locales et representants de parents d’élèves. À cette occasion, le directeur de l’AFD au Togo, Benjamin Neumann, a réaffirmé l’engagement de la France en faveur de l’éducation au Togo.


« Le PAREC, financé sous forme de dons par l’AFD et porté par les autorités togolaises, s’inscrit dans une réforme de long terme du collège, en agissant à la fois sur les infrastructures, la qualité des apprentissages et les conditions de scolarisation des élèves », a-t-il déclaré.
Pour lui, les réalisations observées à Avéta illustrent l’impact des investissements réalisés dans le secteur éducatif. « Ces réalisations montrent concrètement que l’investissement dans l’éducation se traduit par des améliorations dans le quotidien des élèves et des équipes éducatives. Il s’agit de créer des conditions plus favorables à l’apprentissage et à la réussite de tous », a-t-il ajouté.
Un projet intégré à une réforme nationale
Selon le responsable de l’AFD, le CEG Avéta s’inscrit dans un programme de plus grande ampleur mené à l’échelle nationale. « On est très satisfaits .des travaux accomplis, très satisfaits du partenariat avec les autorités togolaises », s’est-il réjouit, avant de rappeler que le programme a permis d’accompagner 176 collèges publics, avec la construction de près de 400 salles de classe, au bénéfice de plus de 45 000 élèves sur l’ensemble du territoire.
Il a également souligné l’importance stratégique de l’éducation dans un pays où près de 60 % de la population a moins de 25 ans. « Toutes les parties prenantes de ce projet ont fait le pari de la jeunesse togolaise. L’enjeu de la formation et de l’éducation est particulièrement important pour l’avenir du pays », a-t-il estimé.
Le directeur de l’AFD a par ailleurs annoncé le lancement prochain d’un nouveau programme financé par le Partenariat mondial pour l’éducation, doté d’une enveloppe de 13 millions d’euros, qui sera mis en œuvre par le ministère de l’Éducation nationale.
Des conditions d’apprentissage transformées
Pour la directrice du CEG Avéta, ces nouvelles infrastructures constituent un changement majeur pour l’établissement.
« La réalisation de ces nouveaux bâtiments représente bien plus que la construction de salles de classe. Elle constitue un investissement dans l’avenir de notre jeunesse, dans la formation des citoyens de demain et, par conséquent, dans le développement de notre communauté et de notre pays », a déclaré Bileyo Dongo.
Cette dernière a tenu à rappeler que les besoins en infrastructures scolaires représentaient depuis longtemps un défi pour l’établissement.
« Avant, la situation était très précaire. Les anciens bâtiments étaient assimilables à des paillotes en terre battue. Pendant la saison des pluies, les élèves comme les enseignants se salissaient en permanence. Aujourd’hui, grâce à la mobilisation des pouvoirs publics, des partenaires techniques et financiers, notamment l’AFD à travers le PAREC II, des autorités locales et de l’ensemble des acteurs impliqués, nous disposons d’un cadre scolaire plus adapté, plus accueillant et davantage propice aux apprentissages », a-t-elle souligné.
La responsable de l’établissement met également en avant l’impact direct du projet sur les performances scolaires. Affectée à la tête du collège depuis septembre 2024, elle affirme constater une amélioration progressive des résultats aux examens.
« Avant, le taux de réussite au BEPC n’atteignait pas 50 %. Depuis notre installation dans les nouveaux locaux, il dépasse désormais 60 % », a-t-elle indiqué.
Un engagement de long terme de la France dans l’éducation
Au Togo, la France accompagne depuis 2014 la réforme du premier cycle de l’enseignement secondaire à travers les différentes phases du Programme d’appui à la réforme des collèges.
Après une première phase conduite entre 2014 et 2018, le PAREC II, mis en œuvre de 2020 à 2025, a appuyé 176 collèges publics dans les cinq régions éducatives du pays.
Le programme a notamment permis la construction de 384 salles de classe équipées, ainsi que de blocs administratifs, de latrines, de forages et d’installations solaires. Plus de 8 800 enseignants ont également été formés et les structures locales de gestion scolaire renforcées afin d’améliorer la gouvernance des établissements.
Une attention particulière a été accordée à la scolarisation et au maintien des filles au collège à travers des actions de prévention des violences basées sur le genre, des grossesses précoces et des abandons scolaires.
Avec un financement global de 23 millions d’euros sous forme de subventions, les deux phases du PAREC illustrent l’engagement durable de la France aux côtés du Togo dans le secteur éducatif.
Au-delà de l’éducation, cet appui s’étend à plusieurs secteurs prioritaires, notamment l’eau et l’assainissement, l’énergie, l’agriculture, la protection sociale, la formation professionnelle et l’entrepreneuriat.
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