En visite officielle en Chine du 9 au 16 octobre 2026, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a réaffirmé le soutien du Togo à la candidature de Xiamen pour accueillir le secrétariat de l’accord BBNJ, relatif à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine au-delà des juridictions nationales. Cette position s’inscrit dans la dynamique de renforcement du partenariat stratégique entre Lomé et Pékin.
S’exprimant le 11 octobre devant des médias chinois à Xiamen, dans la province du Fujian, Faure Gnassingbé a mis en avant les atouts de cette ville portuaire, notamment ses infrastructures, son environnement scientifique et ses compétences dans les sciences marines. Il s’est montré optimiste quant aux chances de sa candidature, estimant que ces avantages pourraient contribuer au rayonnement de l’accord et à une meilleure gouvernance internationale des océans.
Au-delà du choix du siège du secrétariat, le dossier BBNJ rejoint les ambitions maritimes du Togo. Au cours de cette visite, le dirigeant togolais a également évoqué la coopération sino-togolaise et africaine en matière de sécurité maritime, de liberté de navigation et de développement de l’économie bleue. Ces enjeux occupent une place importante dans les perspectives de coopération entre les deux pays.
Pour Lomé, l’accueil du secrétariat à Xiamen pourrait favoriser les partenariats scientifiques, les transferts de technologies et le renforcement des capacités des pays en développement. L’objectif est notamment de réduire les inégalités d’accès aux connaissances et aux moyens techniques nécessaires à la protection des écosystèmes marins.
Entré en vigueur en janvier 2026, l’accord BBNJ prévoit notamment des mesures de protection de la biodiversité en haute mer, la création d’aires marines protégées et des mécanismes de coopération scientifique. Pour les pays en développement, sa mise en œuvre soulève aussi la question de leur participation effective aux décisions internationales et du partage des bénéfices issus des ressources génétiques marines.
Le soutien togolais à Xiamen traduit ainsi une volonté de faire de la coopération avec la Chine un levier de participation aux mécanismes internationaux de gouvernance des océans. Il s’inscrit dans un contexte de rapprochement diplomatique marqué, le 13 octobre à Pékin, par la rencontre entre Faure Gnassingbé et le président chinois Xi Jinping, au cours de laquelle les deux dirigeants ont annoncé le rehaussement de leurs relations au niveau d’une « Communauté d’avenir partagé Chine-Togo à l’ère nouvelle ».
Atha ASSAN








