À l’occasion de la Journée internationale du sport célébrée chaque 9 août, la plage de Lomé a vibré ce week-end au rythme de la toute première édition togolaise du GTO russe. Initié par l’association Alternative Russo-Togolaise (ART), ce vaste programme national d’évaluation physique dont la traduction littérale signifie « Prêt pour le travail et la défense » a fait ses grands débuts au Togo, mêlant compétitions sportives et brassage culturel.
Toute la journée, plusieurs fédérations sportives nationales se sont affrontées dans une ambiance électrique. Les équipes de la Fédération Togolaise de Cyclisme (FTC), des Échecs (FTDE), du Football (FTF), du Karaté, ont mesuré leurs forces à travers sept disciplines exigeantes : course, lancer du poids, tir à la corde, saut en longueur, pompes, squats et tractions à la barre fixe.
Devant une foule de curieux captivés par la découverte de ce concept, c’est finalement l’équipe de la Fédération Togolaise de Cyclisme qui a dicté sa loi en raflant le grand trophée collectif, tandis que les athlètes les plus complets ont été récompensés par des distinctions individuelles.
Pour les organisateurs, cette grande première est un succès. « La journée mondiale du sport c’est toujours le 9 août. En Russie, il y a cette compétition appelée GTO . Nous avons organisé cela pour lier la culture russe à la culture togolaise », a expliqué Kansame Nangalene, coordonnateur et chef de projet au Centre ART. Au-delà du symbole diplomatique, l’événement porte une ambition sociale forte : « Le but est également de motiver la jeunesse à se pencher sur de nouvelles activités comme le sport, au lieu de s’adonner à des activités nocives les week-ends. » Satisfait de l’engouement, il a d’ores et déjà annoncé que le rendez-vous sera pérennisé sous une forme annuelle.

Sur le terrain, l’effet de surprise a laissé place à une farouche émulation. Yoshua Atinoto, membre de l’équipe championne de la FTC, ne cachait pas sa fierté malgré le manque de maîtrise du concept en début : « On ne savait pas comment ça allait se passer. On était surpris de toutes les disciplines qu’on a eu à faire sur le terrain ici. Malgré qu’on n’était pas préparé, on a fait de notre mieux, on a fait avancer notre équipe et on s’est classé champion. »
Même son de cloche du côté de la Fédération Togolaise de Karaté. Giles Akpossou, son chargé de communication, a salué la pertinence des différents ateliers physiques : « On a trouvé les différents ateliers très bons. Il y a des activités que nous ne faisons plus maintenant, que nous avions faites par le passé . C’est une bonne initiative qu’on a saluée. » Projetant déjà son équipe vers l’avenir, il ajoute avec ambition : « Nous allons nous préparer vraiment pour la seconde édition pour, quand même, avoir beaucoup de trophées. »
Cette première édition du GTO au Togo pose les bases d’une collaboration sportive pérenne. L’association ART et ses partenaires ambitionnent d’améliorer la logistique des prochaines éditions pour faire de ce festival de la condition physique un événement incontournable du calendrier sportif togolais.
Seyram AGBASSINOU









