La rumeur sur de prétendues disparitions ou diminutions de sexes masculins, qui a alimenté la psychose dans plusieurs quartiers d’Atakpamé, dans la région des Plateaux, s’est finalement retrouvée devant la justice. Après plusieurs semaines de tensions et d’accusations, le tribunal d’Atakpamé a rendu son verdict et établi que les faits dénoncés n’étaient pas avérés.
L’alerte a été donné le 20 juillet 2026 par un jeune homme qui avait porté plainte contre trois agents de connexion, les accusant d’avoir provoqué la disparition de son sexe. Le 28 juillet, un autre plaignant formulait une accusation similaire contre un chauffeur. Le lendemain, un conducteur de taxi-moto affirmait à son tour être victime du même phénomène.
Rapidement, les accusations se sont propagées dans la ville, notamment par le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux. La situation a provoqué des attroupements et exposé les personnes mises en cause au risque de violences populaires.
Saisie de ces affaires, la justice a procédé à l’audition des différentes parties et à des examens médicaux. Aucun problème médical n’a été relevé chez les plaignants. À la barre, ces derniers ont finalement reconnu avoir livré de fausses accusations.
« J’avais porté une fausse accusation de la diminution de mon sexe. Je présente mes excuses au tribunal et à tout le monde », a reconnu l’un d’eux. Un autre a également admis que son sexe était bien présent et qu’il avait accusé son beau-frère à tort.
Au terme du procès, le tribunal, présidé par Koffi Balouki, a reconnu les trois plaignants coupables de dénonciation calomnieuse, d’exposition d’autrui à un risque et de violences volontaires. Chacun a été condamné à 12 mois d’emprisonnement, dont 11 avec sursis.
Atha ASSAN









