La capitale togolaise, Lomé, accueille les 7 et 8 juin une réunion semestrielle d’évaluation du processus de facilitation de la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs.
Cette rencontre réunit les principaux acteurs impliqués dans les efforts de médiation conduits sous l’égide de l’Union africaine. Participent notamment aux travaux la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), ainsi que plusieurs partenaires internationaux engagés dans le processus de paix.
La réunion s’inscrit dans le prolongement de la rencontre de coordination organisée en janvier dernier à Lomé. Elle intervient dans un contexte marqué par la persistance des violences dans plusieurs localités de l’Est de la RDC, notamment dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, où les populations civiles continuent de faire face à l’insécurité, aux déplacements forcés et à une crise humanitaire persistante.
Les participants examinent l’état d’avancement de la feuille de route de l’Union africaine ainsi que l’évolution de la situation sécuritaire sur le terrain. Cette étape d’évaluation vise à mesurer les progrès réalisés et à renforcer les bases d’une paix durable dans cette partie du continent.
Plusieurs personnalités prennent part aux échanges, parmi lesquelles le ministre togolais des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, Yackoley Kokou Johnson, ainsi que l’ambassadeur Akok Manyuat Madut, chef de la division de la médiation et du dialogue au sein du Département des affaires politiques, de la paix et de la sécurité de la Commission de l’Union africaine.
Les membres du panel des facilitateurs sont également présents à Lomé, notamment l’ancienne Présidente de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, et l’ancienne Présidente de l’Éthiopie, Sahle-Work Zewde. Ces personnalités jouent un rôle important dans les démarches de rapprochement entre les différentes parties prenantes.
Les conclusions attendues au terme des travaux devraient permettre de consolider les acquis du processus de facilitation et de définir les prochaines étapes pour le retour de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs.
Atha ASSAN









