Le deuxième Comité de Pilotage (COPIL) régional du projet Réduction des Risques (RDR-TRAC se tient depuis ce mardi 19 mai 2026 à Lomé.
Cette rencontre de deux jours, réunit les parties prenantes clés du Bénin, Togo et du consortium du projet RdR régional. Elle va contribuer à l’atteinte des objectifs du programme RdR à travers un cadre d’échanges et de suivi stratégique du projet.L
Il s’agit spécialement de présenter et discuter les résultats programmatiques et financiers de l’année 2 de chaque partenaire et les perspectives des prochains mois (année 3 du projet), présenter l’atterrissage des indicateurs, faire des recommandations pour la suite du projet.
Au cours de la rencontre, les résultats programmatiques et financiers de chaque partenaire seront également présentés et discutés ainsi que le niveau d’atteinte des indicateurs.
« Il y a deux ans, nous avons ensemble lancé un projet ambitieux, celui de mettre à l’échelle et de disséminer au niveau régional les modèles d’approche de Réduction des Risques développés en Côte d’Ivoire, pour mieux répondre aux besoins des Personnes Usagères de Drogues au Togo et au Bénin dans leur dignité et leur respect. Deux années se sont écoulées. Deux années de travail de terrain, de renforcement de partenariats, d’apprentissages et, j’en suis certaine, de résultats concrets pour les personnes que nous accompagnons », a affirmé Thaïs Escobedo, coordinatrice générale adjointe pour Médecin Du Monde France en Cote d’Ivoire.
Ce COPIL a t-elle poursuivi, est un moment clé. « C’est l’occasion pour chacun d’entre nous, partenaires de mise en œuvre, de présenter nos avancées programmatiques et financières, de partager nos réussites comme nos difficultés, et d’examiner ensemble l’atterrissage de ce projet. C’est aussi et surtout un espace de dialogue, où nous devons, collectivement, challenger une approche, questionner un résultat, proposer une alternative. Ce n’est pas remettre en cause le travail de l’autre, c’est lui faire confiance et faire grandir ce que nous avons bâti ensemble. C’est dans cet esprit de bienveillance et d’exigence que nous progresserons. Car au bout de ces échanges, il n’y a pas des indicateurs ou des tableaux de bord, il y a des personnes usagères de drogues au Bénin, au Togo et en Côte d’Ivoire, qui méritent que nous ayons le courage, ici, de nous dire les choses franchement. C’est à elles que nous devons la meilleure fin de projet possible », a précisé Thaïs Escobedo.
Les présentations au cours de la rencontre ont montré que la mise en œuvre des activités du projet RdR au Togo, a permis de renforcer la coordination des interventions communautaires et cliniques au profit des usagers de drogues.
Grâce à la collaboration entre la Plateforme des Organisations de la Société Civile de lutte contre les IST/VIH-Sida et la promotion de la Santé au Togo, le CEPIAK et les centres intégrés, plusieurs actions ont été réalisées pour améliorer l’accès des bénéficiaires aux services de santé. Malgré quelques défis, les résultats obtenus montrent la pertinence de l’approche intégrée et la nécessité de poursuivre les efforts engagés.
Rachel Doubidji









