Les travaux de la 23ème assemblée générale annuelle de l’Association des Régulateurs de Télécommunications de l’Afrique de l’Ouest (ARTAO) ont été officiellement ouverts ce mercredi 22 avril 2026 à Lomé.
Cette réunion statutaire va se pencher sur les comptes de l’institution, le budget ainsi que l’adoption des états financiers et le Plan stratégique 2026–2030 de l’ARTAO.
Cette Assemblée générale selon Michel Galley, Directeur Général de l’ARCEP-Togo et premier vice-président de l’ ARTAO se tient dans un contexte marqué par une transformation numérique accélérée des États.
« Les télécommunications sont désormais au cœur de la modernisation de nos économies, de l’amélioration des services publics, de l’inclusion sociale et de l’innovation. Dans ce contexte, notre rôle de régulateur est plus stratégique que jamais. Dans chacun de nos pays, nous avons une responsabilité essentielle : celle de garantir un environnement concurrentiel sain, protéger les consommateurs et accompagner la mise en œuvre des politiques publiques. Mais les défis auxquels nous faisons face sont de plus en plus complexes, et aucun d’entre nous ne pourra y répondre efficacement de manière isolée », a t-il indiqué.
Le premier vice-président de l’ ARTAO a fait savoir que des avancées existent déjà, notamment à travers certaines initiatives de coopération comme les accords de free roaming entre les États. Ces résultats, bien que significatifs, doivent selon lui, être consolidés et étendus.
« C’est pourquoi je voudrais vous inviter, nous inviter, à l’occasion de cette Assemblée générale, à franchir une nouvelle étape dans notre collaboration. Nous devons renforcer notre coopération autour de priorités communes, telles que la qualité de service et surtout son harmonisation au niveau régional, l’accessibilité des services, qu’ils soient mobiles ou fixes, la concurrence dans notre secteur », a précisé Michel Galley.
Au-delà des travaux statutaires, cette rencontre a t-il poursuivi, doit être un moment d’engagement renouvelé pour construire une régulation plus harmonisée, plus efficace et plus impactante.
À cet égard, l’ARCEP Togo réaffirme sa disponibilité à partager son expérience, notamment en matière de régulation par la donnée dans une démarche de qualité, et à apprendre des meilleures pratiques développées dans chacun des pays à travers des partages d’expériences mutuelles.
Pour sa part, Aliyu Yusuf Aboki, secrétaire exécutif de l’ARTAO a souligné que le Plan stratégique 2026–2030 n’est pas un simple document mais plutôt un plan d’action pour une nouvelle ère.
« Conformément à notre constitution récemment révisée, ce plan élargit notre horizon au-delà des télécommunications traditionnelles pour englober l’ensemble de l’écosystème des communications électroniques et les technologies émergentes. Il est le fruit de plusieurs mois de collaboration entre les experts de nos ARN, garantissant que l’ARTAO demeure la plateforme de référence pour des pratiques réglementaires harmonisées dans notre sous-région », a t-il affirmé .
L’ARTAO regroupe aujourd’hui seize pays représentant plus de quatre cent soixante millions de consommateurs potentiels.Elle est composée des pays de la CEDEAO, de l’AES et de la Mauritanie.
Rachel Doubidji









