L’ONG Espoir Vie‑Togo (EVT) a organisé, ce lundi 16 février 2026, sur un site de consommation à Bè, une séance de sensibilisation sur le papillomavirus humain (HPV) à l’endroit des personnes usagères de drogues (PUD).
Cette rencontre, qui a essentiellement ciblé les femmes, s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre le cancer. Elle vise à contribuer à la réduction des risques liés au HPV et aux cancers associés chez les personnes usagères de drogues.
La séance a permis d’informer les participantes sur le HPV, ses modes de transmission et ses liens avec le cancer, de promouvoir les comportements préventifs (vaccination, dépistage et usage du préservatif) ainsi que de favoriser l’accès aux services de santé et aux structures de dépistage.
« Quand on parle de cancer, on remarque que la communauté des personnes usagères de drogues est souvent laissée pour compte en matière d’information. Nous avons donc jugé nécessaire d’aller vers cette communauté, qui est également vulnérable face à cette maladie, afin de lui apporter la bonne information », a expliqué Selom Agbomadji, chargé de projet réduction des risques à l’ONG Espoir Vie-Togo.
Pour sa part, Dr Ephrem Mensah, directeur exécutif de l’ONG EVT, qui a entretenu l’assistance, a indiqué que les personnes usagères de drogues, souvent marginalisées et exposées à des comportements à risque (partage de matériel, rapports sexuels non protégés, faible accès aux soins), présentent une vulnérabilité accrue face aux infections et aux cancers liés au HPV.
« Nous avons donc insisté sur le fait que ce virus est responsable du cancer du col de l’utérus dans la quasi-totalité des cas. Le HPV est très contagieux et, dans la majorité des situations, la contamination se fait par voie sexuelle (rapports génitaux, anaux ou oraux) », a-t-il précisé.
Il a également souligné que le premier moyen de prévention contre le HPV reste l’utilisation du préservatif lors de chaque rapport sexuel, ainsi que l’évitement du multipartenariat, qui constitue un facteur important de risque.
« Un autre aspect essentiel de la prévention est le dépistage. Dès le premier rapport sexuel, on peut être infecté par ce virus sans le savoir. Il est également très important de vacciner les jeunes filles âgées de 9 à 14 ans n’ayant jamais eu de rapport sexuel », a ajouté le directeur exécutif de l’ONG EVT.
Le papillomavirus humain est l’une des infections sexuellement transmissibles les plus répandues et constitue un facteur majeur de risque pour plusieurs cancers, notamment ceux du col de l’utérus, de l’anus, de la gorge et du pénis.
Il convient de préciser que cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet de dissémination des expertises communautaires en matière de réduction des risques, piloté par l’ONG EVT en collaboration avec la plateforme des OSC, le CEPIAK, Coalition Plus et Médecins du Monde.
Rachel Doubidji









