Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a présenté, jeudi à Lomé, son bilan d’activités pour l’année 2025, ainsi que le rapport couvrant la période 2015-2018. À cette occasion, sa présidente, Awa Nana Daboya, a dressé un tableau globalement satisfaisant des avancées enregistrées depuis le démarrage effectif du processus de réparation.
Selon les données communiquées, 2 838 victimes ont été indemnisées au cours de la 8ᵉ étape du programme de réparation, qui couvre les années 2024 et 2025. Depuis 2017, ce sont désormais 33 331 victimes qui ont bénéficié d’une indemnisation, traduisant la continuité des efforts de l’institution en faveur de la justice réparatrice.
Le HCRRUN a également renforcé son attention envers les catégories les plus vulnérables. À ce titre, 209 enfants orphelins ont été recensés et enrôlés, dont 183 en 2024 et 26 en 2025, confirmant la prise en compte des impacts sociaux durables des violences passées.
Au cours de l’année 2025, cinq sessions d’indemnisation ont été organisées, contre neuf en 2024. Elles se sont tenues à Guérin-Kouka (une session), Lomé (trois sessions) et Sotouboua (une session), dans une logique de proximité visant à faciliter l’accès des bénéficiaires au processus de réparation.
Pour la présidente du HCRRUN, ce bilan revêt une portée particulière.
« Le bilan de cette année est très important pour nous, car il marque l’achèvement de la huitième année d’exercice effectif de notre institution. Malgré les contraintes, le taux de réalisation de nos activités est proche de 99 % », a souligné Awa Nana Daboya.
À l’orée de l’année 2026, le Haut-Commissariat entend poursuivre sa mission avec la même détermination, en comptant sur l’accompagnement des acteurs nationaux pour la mise en œuvre des autres volets du programme de réparation.
Parmi les défis à venir, Awa Nana Daboya a cité les plus sensibles, notamment les réparations mémorielles et la lutte contre l’impunité.
« Ce sont des paris qui, ici comme ailleurs, ne peuvent être gagnés sans des efforts soutenus de pédagogie, d’éducation et de sensibilisation adaptés », a-t-elle conclu.
Atha ASSAN









