L’Assemblée nationale a adopté en première lecture la loi de finances 2026, présidée par Komi Selom Klassou et en présence du ministre de l’Économie, Georges Barcola. Le budget, initialement fixé à 2 740,5 milliards de FCFA, a été revalorisé à 2 751,5 milliards pour intégrer de nouvelles aides d’un partenaire technique et financier. Cette adoption marque un choix politique majeur, traduisant la vision stratégique du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, pour un Togo résilient et inclusif.
Le Président de l’Assemblée nationale a souligné la dynamique économique favorable du pays : croissance supérieure à 6 % sur la période 2024-2026 et inflation maîtrisée autour de 3 %. Selon lui, le budget reflète la responsabilité des députés, alliant transparence, équité et préparation de l’avenir par des investissements ciblés dans les secteurs stratégiques.
Le budget 2026 s’articule autour de trois grands axes : 669 milliards de FCFA pour l’inclusion financière et le capital humain (éducation, santé, énergie, protection sociale), 407 milliards pour la transformation économique (agriculture, industrie, numérique, emploi), et 324 milliards pour le renforcement de l’État et le soutien aux secteurs productifs et sociaux. Il maintient certains dispositifs existants et introduit de nouvelles mesures fiscales, incluant l’exonération de la patente pour la pêche et la distribution d’eau, ainsi que des crédits d’impôt pour l’insertion des personnes en situation de handicap et pour les jeunes et femmes entrepreneures.
Le Professeur Klassou a mis en avant les mesures orientées vers l’inclusion sociale et économique, saluant leur contribution à la promotion des produits locaux et à l’accès à l’emploi pour les personnes vulnérables. Il a rappelé que le vote du budget s’inscrit dans la nouvelle ère institutionnelle du Togo, caractérisée par un régime parlementaire moderne et équilibré, comme l’a rappelé Faure Gnassingbé lors de son discours sur l’état de la Nation.
Avant de clore les débats, le Président de l’Assemblée a insisté sur l’esprit républicain qui a guidé l’examen du budget et sur son rôle central pour organiser les priorités nationales, garantir la paix, la sécurité et le progrès partagé. Le texte sera désormais transmis au Sénat pour examen avant adoption définitive et promulgation.
Atha ASSAN









