Le Président du Conseil Faure Gnassingbé a lancé, à Abu Dhabi, un appel fort à la solidarité africaine et internationale en faveur du Sahel, une région qu’il considère comme stratégique pour la stabilité et la prospérité du continent. S’exprimant lors du Forum sur le commerce et l’investissement au Tchad, organisé dans le cadre du Plan Tchad Connexion 2030, il a invité les dirigeants et les partenaires au développement à changer de regard sur le sahel, souvent perçu uniquement sous l’angle des crises.
« Ensemble, nous pouvons faire du Sahel un bien commun continental, un moteur de croissance et non un angle mort du développement », a-t-il affirmé, soulignant que le défi sahélien dépasse les frontières des pays concernés. Selon lui, le Sahel doit devenir le laboratoire d’un nouveau modèle africain de coopération et de développement intégré, fondé sur l’investissement productif et la gouvernance partagée.
Le président togolais a insisté sur la nécessité d’investir massivement dans les infrastructures, l’énergie, l’éducation, l’agriculture et la transformation locale des ressources. Pour lui, seule une approche structurante, inclusive et durable permettra d’offrir des perspectives aux populations, majoritairement jeunes, et de renforcer la résilience face aux crises climatiques et sécuritaires.
Faure Gnassingbé a salué la mobilisation internationale croissante autour du Sahel, notamment à travers les initiatives de financement mises en œuvre par les Émirats arabes unis et les institutions régionales africaines. Il a encouragé la mise en place de mécanismes innovants de partenariat public-privé afin de soutenir les projets porteurs d’impact et d’intégration régionale.
Parmi les pays mis en avant, le Tchad a présenté son Plan Tchad Connexion 2030, une stratégie ambitieuse visant la modernisation des infrastructures, la création d’emplois et la valorisation du capital humain. Cette vision, selon le président togolais, illustre la dynamique de transformation en marche dans le Sahel.
Le Togo, quant à lui, entend poursuivre son rôle de pont économique entre les pays côtiers et sahéliens, en favorisant les corridors logistiques, les échanges commerciaux et l’intégration économique.
Pour finir, Faure Gnassingbé a réaffirmé sa conviction que le Sahel doit être considéré non comme une périphérie vulnérable, mais comme un levier central de la croissance africaine. « C’est ensemble, avec volonté et solidarité, que nous pourrons transformer le Sahel en moteur de prospérité partagée », a-t-il conclu.
Atha ASSAN









