La question est au centre du 3ème congrès de l’Association Santé Mentale et Développement Togo, qui se tient cette semaine à Lomé.
Il est en effet constaté que de nombreuses maladies physiques peuvent évoluer vers des troubles psychiatriques. À l’inverse, beaucoup de pathologies mentales s’expriment d’abord dans les consultations médicales ou infirmières, sans être reconnues à temps. « Ce retard de dépistage entraîne souvent une aggravation rapide des symptômes. Ce congrès a pour objectif de permettre aux spécialistes de la santé mentale, venus de la sous-région, d’Europe et du Togo, d’échanger sur les connaissances : comment diagnostiquer très tôt une maladie corporelle qui se manifeste par des signes psychologiques ? Comment dépister une complication psychologique d’une maladie dans le corps ? », explique le Professeur Charles Dassa, président de l’Association Santé Mentale et Développement Togo.
Au programme des discussions : l’amélioration des outils de diagnostic précoce, mais aussi le partage des meilleures approches thérapeutiques actuelles. L’enjeu est de garantir une prise en charge multidisciplinaire, permettant aux patients dépistés de bénéficier de traitements adaptés.
Ce congrès s’inscrit également dans le cadre des premières Journées scientifiques de l’Association Santé Mentale et Développement Togo, qui milite activement pour renforcer la collaboration entre santé mentale et médecine générale.
Atha ASSAN









