La HAPLUCIA a commémoré ce vendredi 11 juillet 2025 à Lomé, la 9ème édition de la journée africaine de lutte contre la corruption à travers une conférence débat.
Placé sous le thème « Promouvoir la dignité humaine dans la lutte contre la corruption », cette journée a permis aux différents acteurs de mesurer les progrès accomplis, mais aussi et surtout raviver l’engagement collectif.
La célébration de la Journée africaine de lutte contre la corruption est donc une occasion particulière de prise de conscience collective de nouveaux engagements et de résolutions fortes pour passer de la parole aux actes dans cette croisade africaine contre le fléau de la corruption.
Dans le sillage de la dynamique continentale visant à promouvoir la dignité humaine par une lutte rigoureuse contre la corruption, le Togo selon le président de la HAPLUCIA,Aba Kimelabalou se distingue par une volonté politique affirmée, portée avec vision et constance par Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil.
« Sous son leadership éclairé, notre pays s’est résolument engagé dans un processus de transformation profonde, fondé sur les valeurs d’éthique, de transparence, de responsabilité et de bonne gouvernance.Conscient que la corruption constitue une menace directe et insidieuse aux droits fondamentaux des citoyens, notamment en ce qui concerne l’accès équitable à la santé, à l’éducation, à la justice et à l’emploi, le Président du Conseil a placé l’intégrité au cœur de l’action publique. Son engagement constant s’est traduit par des réformes courageuses et structurantes visant à assainir la gestion des affaires publiques, à renforcer les mécanismes de contrôle, et à garantir une plus grande redevabilité au service de l’intérêt général », a t-il affirmé.
Aba Kimelabalou a également fait savoir que la HAPLUCIA a entrepris un certain nombre d’activités dans la lutte contre la corruption entre autres dans le domaine de la prévention, la répression, la coopération,…
« Dans le domaine de la prévention, plusieurs actions d’envergure ont été menées par la HAPLUCIA. L’on peut citer, entre autres, l’élaboration et la mise en œuvre du Plan stratégique 2019–2023, véritable feuille de route de l’institution. À cela s’ajoutent l’organisation d’une vaste campagne nationale de sensibilisation, la tenue de sessions de formation à l’endroit des acteurs publics et privés sur la lutte contre la corruption et les infractions assimilées, ainsi que la réalisation d’une étude sur la perception et le coût de la corruption au Togo dont les résultats ont été largement disséminés.Dans le domaine de la répression, la HAPLUCIA a reçu de 2018 à 2025, 103 plaintes et dénonciations qui sont à des niveaux divers de traitement.Dans le domaine de la coopération, des avancées notables ont également été enregistrées sur le plan national et international.Sur le plan national, l’on note l’instauration d’un cadre formel de concertation et de coordination entre les acteurs impliqués dans la prévention et la lutte contre la corruption et les infractions assimilées. Ce dispositif favorise une synergie d’action entre les différents acteurs engagés dans la lutte contre la corruption », a précisé le président de la HAPLUCIA.
Il a également souligné que la HAPLUCIA entretient une collaboration efficace et soutenue avec les autorités judiciaires compétentes, ainsi qu’avec les organes étatiques de contrôle et de régulation, dans une dynamique de complémentarité et de renforcement mutuel des capacités d’intervention.
Parlant du thème, Aba Kimelabalou a souligné qu’il ne s’agit pas seulement d’un slogan, mais d’un appel à recentrer les politiques de lutte contre la corruption autour de l’humain, de sa valeur intrinsèque, de ses droits fondamentaux et de sa place dans la société.
Notons que l’Union africaine a adopté, il y a de cela 22 ans, le 11 juillet 2003 à Maputo au Mozambique, la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption (CUAPLC). Depuis 2017, cette date symbolique est commémorée chaque année comme la Journée africaine de lutte contre la corruption, un moment fort de bilan, de réflexion, d’engagement collectif et de plaidoyer en faveur d’une Afrique intègre, juste et prospère.
Rachel Doubidji









