À compter de la session de juin 2026, l’épreuve de dictée du Certificat d’études du premier degré (CEPD) connaîtra une évolution importante dans ses modalités d’évaluation. À travers une note de service rendue publique le 23 février 2026, le ministère de l’Éducation nationale précise les nouvelles dispositions applicables, dans le cadre de l’organisation de l’examen fixée par l’arrêté n° 336/2025/MEN/CAB/SG/DExCC du 04 novembre 2025.
La principale innovation concerne la notation de la dictée. Désormais, chaque mot correctement écrit par le candidat vaudra zéro virgule vingt-cinq (0,25) point, dans la limite de quarante (40) mots bien écrits. Ainsi, la note maximale attribuée à cette épreuve reposera exclusivement sur le nombre de mots justes identifiés dans le texte dicté.
Autre précision importante : chaque mot ne sera noté qu’une seule fois, afin d’éviter toute double pénalisation ou valorisation multiple. Cette mesure vise à garantir davantage d’équité et d’objectivité dans l’évaluation des candidats sur l’ensemble du territoire national.
À travers cette réforme, le ministère entend renforcer la qualité des évaluations et harmoniser les pratiques de correction, tout en mettant l’accent sur la maîtrise effective de l’orthographe.
Une adaptation pour les candidats en situation de handicap auditif
Dans le prolongement de la Stratégie nationale de l’éducation inclusive au Togo 2025-2030, des aménagements spécifiques sont prévus pour les élèves en situation de handicap auditif. Pour ces candidats, l’épreuve de dictée prendra une forme adaptée : il leur sera demandé de recopier un texte comportant volontairement des fautes, puis de souligner les mots correctement écrits. Chaque mot correct souligné donnera droit à 0,25 point, toujours dans la limite de quarante (40) mots.
Cette disposition s’inscrit dans le respect des textes régissant les examens adaptés au sein du ministère de l’Éducation nationale. Elle traduit la volonté des autorités éducatives de bâtir un système plus accessible, équitable et inclusif, garantissant à chaque élève des conditions d’évaluation tenant compte de ses spécificités.
La mise en œuvre effective de ces nouvelles modalités incombe aux directeurs régionaux de l’éducation, aux chefs d’inspection des enseignements préscolaire et primaire, ainsi qu’aux encadreurs pédagogiques. Ils sont appelés à veiller à l’application rigoureuse de ces dispositions dans toutes les structures éducatives concernées.
Atha ASSAN









