Une vingtaine de Femmes Usagères de Drogues (FUD) ont été sensibilisées, ce jeudi 1er octobre 2026, au CMS d’Agoè, sur les différentes méthodes contraceptives disponibles au Togo.
Initiée par l’ONG Espoir Vie-Togo (EVT), cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la contraception dont le thème de cette année est « pas de barrière, seulement des choix : accès à la contraception maintenant ».
« Les Femmes Usagères de Drogues ont des difficultés à avoir accès aux centres de soins et aux bonnes informations compte tenu de leur vulnérabilité. Cependant, elles ont aussi besoin d’avoir des informations en lien avec tout ce qui est santé sexuelle et reproductive.C’est pour cela nous avons dirigé cette activité vers elles pour qu’elles puissent faire leurs choix en terme d’espacement des naissances pour être en bonne santé », a expliqué Selom Agbomadji, chargé de projet réduction de risque à l’Ong Espoir Vie-Togo.
Les femmes Usagères de Drogues ont été ainsi entretenues sur les différentes méthodes de planification familiale entre autres les injections, les implants contraceptives, les pilules , le DIU et les préservatifs ainsi que leurs avantages et leurs effets secondaires.
« Nous avons remarqué que ces femmes sont vulnérables et elles contractent souvent des grossesses indésirées.Elles s’exposent aussi à des avortements à risques, des IST. Nous leurs avons donc présenté les méthodes qui permettent notamment d’espacer les naissances, d’éviter les grossesses non désirées. Quand les patientes viennent vers nous , nous leurs présentons toutes les méthodes disponibles ainsi que leurs effets secondaires. Ce sont ces dernières qui choisissent leur méthode après les explications « , a indiqué Mèwè Adjalim, Sage-femme responsable du CMS Agoè-Nyivé.
Selon la sage-femme, ces méthodes ont des effets secondaires qui sont gérables et n’ont pas d’inconvénients. »Généralement c’est l’aménorrhée c’est-à-dire l’absence de règles et parfois avec perte ou prise de poids que nous arrivons à gérer facilement », a t-elle précisé.
Mèwè Adjalim a donc invité les participantes à choisir une méthode contraceptive pour éviter toute grossesse non désirée et espacer ainsi les naissances.
Cette activité a déjà eu lieu sur d’autres sites notamment à Kodjoviakopé, à Katanga, à Bè.Elle intervient dans le cadre de la mise en œuvre du projet dissémination des expertises communautaires en matière de réduction des risques que pilote l’Ong EVT en collaboration avec la plateforme des osc, le CEPIAK, Coalition Plus et Médecins du Monde financé par l’initiative.
Rachel Doubidji








