L’Institut Togolais des Auditeurs et Contrôleurs Internes (IIA-Togo) a organisé, ce mercredi 23 septembre à Lomé, une session à l’endroit des administrateurs et des directeurs généraux.
Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre de la 4ᵉ édition des Journées Ouest-Africaines de l’Audit Interne (JOAAI 2026), a permis aux participants d’échanger sur les attentes respectives des administrateurs, des directions générales et des responsables d’audit interne, ainsi que sur les moyens de renforcer leur collaboration.
« Alignement stratégique entre audit interne, direction générale et conseil d’administration », « Diriger sous pression : les risques liés à la corruption », « Du local au global : comprendre les nouvelles vulnérabilités et préserver la capacité d’action des organisations et de leurs dirigeants » et « Réinventer les pratiques de gouvernance à l’ère des nouvelles Normes internationales d’audit interne » sont notamment les thématiques abordées.
« L’audit interne ne fait pas seul son travail. C’est souvent un trio, à savoir le Conseil d’administration, la Direction générale et l’audit interne. Ces acteurs avec qui collabore l’audit interne sont souvent en marge des réalités. Nous avons donc organisé cette session entre les administrateurs, la Direction générale et les responsables d’audit interne pour échanger sur les attentes que les uns et les autres ont vis-à-vis des autres, ainsi que sur ce qu’ils peuvent apporter pour créer de la valeur ajoutée, non seulement pour l’audit interne, mais pour la structure elle-même », a affirmé Elfried Komlanvi MIDOKPOE, président du Conseil d’administration de l’IIA-Togo.
Un panel stratégique de haut niveau sur le thème « L’audit interne au cœur de la gouvernance : levier stratégique ou contrainte réglementaire ? » a également été animé au cours de cette session.
M. Kodjo AKPATIGBE, associé et directeur général de Deloitte Bénin, était parmi les panélistes. Au cours de son intervention, il a insisté sur l’importance de l’écoute, qu’il considère comme un élément essentiel au repositionnement de l’auditeur interne.
« Nous faisons un métier qui demande beaucoup de relationnel. L’auditeur interne, c’est quelqu’un qui parle avec tout le monde dans l’entreprise. Malheureusement, nous nous rendons compte qu’on n’écoute pas suffisamment, alors que pour servir quelqu’un, il faut comprendre ses besoins et, pour comprendre ses besoins, il faut l’écouter. Faute d’écoute, il n’y a pas une bonne communication. Faute d’écoute, nos recommandations ne sont pas toujours pertinentes. Faute d’écoute, nous n’allons pas creuser les anomalies de façon à ce que nos recommandations soient des plus pertinentes et aient un véritable impact sur l’entreprise. L’écoute, pour moi, résume ce sur quoi l’auditeur peut s’appuyer aujourd’hui pour changer la perception et devenir un véritable partenaire stratégique au sein de l’entreprise », a-t-il précisé.
Pour sa part, M. Nabil TAHARI, directeur général d’IB Holding (Togo), a souligné la nécessité de dépasser la vision de l’audit comme une fonction « policière » ou de « gendarme », qui se limiterait à relever ce qui ne va pas dans l’organisation. Selon lui, l’auditeur interne doit plutôt devenir un co-constructeur de la performance et de l’excellence au sein de l’entreprise.
Les participants ont, quant à eux, exprimé leur satisfaction quant à la qualité des échanges et des expériences partagées.
« Il est important pour nous de mettre à jour nos connaissances pour mieux faire notre travail. Cette session a été pour moi un moment d’échange et d’apprentissage. En rencontrant les autres acteurs, cela permet d’améliorer nos pratiques, d’actualiser nos connaissances et d’apporter de la valeur à ce que nous faisons », a souligné Zisson FACINOU, un participant venu du Bénin.
Rachel Doubidji








