La situation de deux journalistes français arrêtés au Togo depuis fin juillet reste au centre des préoccupations. Intervenant mercredi 19 août sur France Inter, Tony Comiti, fondateur de la société de production pour laquelle travaillent les deux hommes, dénonce une situation qu’il juge « bloquée ».
Les deux réalisateurs ont été arrêtés le 27 juillet alors qu’ils réalisaient un tournage pour l’émission « Les Routes de l’impossible », diffusée sur France 5. Selon Tony Comiti, leurs autorisations de tournage et leurs visas étaient en règle.
Le producteur explique que les deux journalistes se trouvaient dans le nord du pays lorsqu’ils auraient, « sans s’en rendre compte », pénétré dans une zone interdite aux journalistes, à un ou deux kilomètres près, dans la région de Kara. Ils ont alors été interpellés, leurs passeports et leurs rushs confisqués et, selon le producteur, accusés d’espionnage.
Après une première période de détention, les deux Français auraient été placés temporairement en résidence surveillée dans un hôtel, à la suite de l’intervention de la diplomatie française. Selon Tony Comiti, après examen des images tournées, les autorités judiciaires togolaises auraient constaté qu’il s’agissait d’un documentaire. Ils auraient alors été autorisés à regagner Lomé, avant d’être de nouveau interpellés quelques heures plus tard.
Une procédure judiciaire en cours
Les deux journalistes ont finalement été transférés à Lomé, où ils sont détenus dans le cadre d’une information judiciaire conduite par un juge d’instruction, selon le ministère français des Affaires étrangères.
Tony Comiti affirme que même l’avocat des deux Français n’aurait pas accès au dossier. Il évoque une accusation de « fausse déclaration de visas », tout en assurant que les journalistes étaient en règle.
De son côté, le Quai d’Orsay indique que ses services, à Paris comme à Lomé, sont mobilisés pour suivre la situation, notamment leurs conditions de détention, leur état de santé et le respect de leurs droits à la défense.
À ce stade, les autorités togolaises n’ont pas rendu publics les détails des charges retenues contre les deux journalistes. La procédure judiciaire étant en cours, les circonstances exactes de leur arrestation et les faits qui leur sont reprochés restent à établir.
Atha ASSAN









