Les fortes pluies qui se sont abattues les 29 et 30 juin 2026 sur le Grand Lomé, ainsi que sur les régions Maritime et des Plateaux, ont laissé un lourd bilan humain et matériel. Réunie le mardi 7 juillet à Lomé, l’Agence nationale de protection civile (ANPC) a présenté les résultats de l’évaluation rapide des pertes et dégâts, réalisée après le déclenchement du plan ORSEC par le gouvernement.
Le rapport fait état de 6 429 ménages sinistrés, soit 23 745 personnes touchées dans les communes du Grand Lomé. Parmi elles figurent 229 femmes enceintes, 497 femmes allaitantes et 638 enfants de moins de deux ans. Les inondations ont également causé 37 blessés et trois décès.
Les dégâts matériels sont tout aussi importants. L’ANPC recense 683 pièces écroulées, 390 décoiffées et 1 180 fissurées, tandis que deux écoles et deux églises ont été affectées. Plusieurs axes routiers ont également subi des perturbations, dont la route de Vogan qui nécessitera des travaux de réhabilitation.
Pour répondre aux besoins les plus urgents, un dispositif d’assistance composé de kits alimentaires et non alimentaires est prévu pour une durée d’un mois. Son coût est estimé à 308,86 millions de francs CFA. À plus long terme, les autorités estiment indispensable de reconstruire les habitations détruites et de restaurer les infrastructures endommagées.
La présentation de ce rapport a réuni autorités locales, partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs de la gestion des risques de catastrophes. L’objectif est de mobiliser les ressources nécessaires pour apporter une assistance rapide aux populations affectées.
Le préfet du Golfe, Kossivi Agbodan, a salué la réactivité de l’ANPC dans le recensement des sinistrés. Il a également souligné que des mesures de prévention contre les inondations sont déjà mises en œuvre au Togo, appelant à mieux faire connaître les actions entreprises.
De son côté, le directeur général de l’ANPC, le Lt-Col. Baka Yoma, a remercié le gouvernement et les partenaires techniques et financiers pour leur mobilisation. Il a assuré que la situation est sous contrôle, tout en plaidant pour un renforcement de l’appui afin d’accélérer la prise en charge des sinistrés.
Le représentant du Programme alimentaire mondial (PAM), Dr Moïse Ballo, a rappelé qu’une évaluation rapide vise avant tout à permettre une intervention rapide. Il a réaffirmé l’engagement du Système des Nations unies à coordonner la réponse humanitaire et à élaborer un plan d’assistance adapté aux besoins des populations touchées.
Atha ASSAN









