À l’ouverture de la première édition de la Convention et expositions africaines du transport aérien, le 15 juin à Lomé, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a plaidé pour une aviation africaine plus accessible et mieux intégrée. Selon lui, les coûts élevés du transport aérien continuent de freiner les échanges, l’investissement et la mobilité sur le continent.
« Un billet d’avion trop cher n’est pas seulement une contrainte pour le voyageur, mais une véritable barrière pour l’entrepreneur, le tourisme, les étudiants, les familles et les commerçants », a déclaré le Président du Conseil en présence de son homologue Rwandais Paul Kagamé et de l’ancien Président nigérian, Olusegun Obasanjo. Pour lui, l’ouverture du ciel africain ne produira ses effets que si elle s’accompagne d’une baisse des coûts, d’une simplification des formalités administratives et d’une meilleure fluidité des déplacements.
Faure Gnassingbé a rappelé que l’intégration africaine ne peut devenir une réalité que lorsqu’elle se traduit par des infrastructures efficaces, des connexions renforcées entre les pays et des échanges plus fluides. Il a regretté qu’il soit encore parfois plus facile de rejoindre une destination hors du continent que de relier directement deux capitales africaines.
Le Président du Conseil a appelé les États africains, les compagnies aériennes, les régulateurs et les gestionnaires d’aéroports à accélérer la mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain (MUTA). Selon lui, cela passe notamment par l’ouverture effective des routes aériennes, une meilleure utilisation des droits de trafic et une coordination renforcée entre les différents acteurs du secteur.
Au-delà du transport des passagers, Faure Gnassingbé a insisté sur le rôle stratégique de l’aviation dans la transformation économique du continent. Le transport aérien, a-t-il souligné, peut soutenir l’agriculture, l’industrie, le commerce numérique et les exportations à forte valeur ajoutée, en complément de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Il a enfin plaidé pour le développement d’un écosystème aéronautique africain solide, fondé sur des infrastructures modernes, des compétences qualifiées et des investissements durables, afin de faire de l’aviation un véritable levier de compétitivité et de croissance pour l’Afrique.
Atha ASSAN









