Le Togo pourrait bientôt jouer un rôle plus important dans le traitement des demandes de visa américain en Afrique. Selon une note interne du Département d’État américain obtenue par l’Associated Press, Lomé figure parmi les 20 représentations diplomatiques qui devraient devenir des pôles consulaires stratégiques dans le cadre d’une vaste réorganisation du réseau américain sur le continent.
Cette réforme prévoit une réduction significative du nombre d’ambassades et de consulats africains habilités à traiter les demandes de visa. Les près de 50 postes actuellement impliqués dans ces procédures seraient ramenés à seulement 20 centres régionaux dans les prochaines semaines.
Même si aucune date officielle n’a encore été annoncée, la mise en œuvre de cette nouvelle organisation est attendue courant juin, selon plusieurs responsables américains cités par l’agence de presse.
Lomé parmi les centres clés retenus
Dans ce nouveau dispositif, l’ambassade des États-Unis à Lomé ferait partie des représentations appelées à assurer le traitement complet des visas, aux côtés notamment d’Abidjan, Accra, Dakar, Nairobi, Lagos ou Johannesburg.
Cette sélection confère au Togo une position stratégique dans le paysage consulaire américain en Afrique de l’Ouest. À terme, Lomé pourrait accueillir davantage de demandeurs de visa provenant de pays voisins dont les représentations américaines ne seraient plus habilitées à traiter certaines catégories de dossiers.
Selon les informations rapportées, les postes retenus continueraient à gérer l’ensemble des procédures liées aux visas d’immigrant et de non-immigrant, notamment les visas touristiques et d’affaires B-1/B-2, les visas étudiants, les visas de travail ainsi que certaines procédures d’immigration.
Pour mémoire, l’Ambassade des Etats-Unis à Ouagadougou avait suspendu, le 9 octobre 2025, les services réguliers de délivrance de visas aux Burkinabè désirant se rendre aux États-Unis. Certes, l’Ambassade des Etats-Unis à Lomé a été désignée pour assurer les services de délivrance de visas pour les résidents du Burkina Faso.
Atha ASSAN









