L’Association togolaise pour le bien-être familial (ATBEF), avec l’appui de l’UNFPA, organise une session de formation à l’endroit de 20 prestataires de santé de la région Maritime. Objectif : améliorer l’offre de services de santé sexuelle et reproductive adaptés aux adolescents et aux jeunes.
Dans un contexte où les adolescents et les jeunes représentent plus de 60 % de la population togolaise, l’amélioration de leur accès à des services de santé sexuelle et reproductive (SSR) de qualité demeure un enjeu majeur.
Pour répondre à ce défi, l’ATBEF, en partenariat avec l’UNFPA, a initié une formation de trois jours à l’endroit de 20 prestataires de santé. La session s’est déroulée du 16 au 18 mars à Tsévié, localité située à environ 30 km au nord de Lomé. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan de travail annuel 2026 et vise à rendre les services plus accessibles, plus accueillants et mieux adaptés aux besoins spécifiques des jeunes.
Représentant le Directeur régional de la santé Maritime, Sesso Solirou a insisté sur l’importance du rôle des prestataires dans la qualité des services offerts.
« Au-delà des compétences techniques, il est essentiel que les prestataires développent des attitudes positives, ouvertes et bienveillantes afin de créer un climat de confiance avec les jeunes », a-t-il souligné.
Même son de cloche du côté de l’UNFPA. Son représentant, Joël Akolly Eklou, a rappelé les conséquences du manque d’accès à des services adaptés. « Le manque d’information et de services appropriés alimente les grossesses non désirées et les avortements non sécurisés », a-t-il indiqué, citant des données de l’OMS selon lesquelles 25 % des avortements non sécurisés concernent les jeunes de 15 à 19 ans.
Il a également relevé que de nombreuses structures sanitaires ne répondent pas encore aux normes requises pour offrir des services conviviaux aux adolescents et jeunes.

Prenant la parole, le Directeur des programmes de l’ATBEF, Napo Daré, a mis en lumière les obstacles persistants : normes socioculturelles, manque d’information, barrières institutionnelles et insuffisance de services adaptés.
Selon lui, ces contraintes exposent les jeunes à des risques majeurs, notamment les grossesses précoces, les avortements clandestins, l’abandon scolaire et la précarité socio-économique.
Face à ces défis, le renforcement des capacités des prestataires apparaît comme une réponse stratégique. La formation permettra notamment aux participants de : mieux comprendre l’influence de leurs attitudes sur la qualité des services, intégrer les dimensions sociales et de genre dans la prise en charge, renforcer leurs compétences en communication et en counseling, promouvoir le respect des droits sexuels et reproductifs.
Durant trois jours, les participants prendront part à des sessions interactives, incluant travaux de groupe, discussions et jeux de rôle, favorisant le partage d’expériences et l’apprentissage mutuel.
À terme, les organisateurs ambitionnent d’observer une amélioration notable de la qualité des soins, une meilleure orientation des jeunes clients et une satisfaction accrue des bénéficiaires.
Atha ASSAN









