Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 25 février 2026 sous la présidence de Faure Gnassingbé. Au cours des travaux, le Conseil a examiné et adopté un projet de loi, un décret et écouté quatre communications, dont l’une consacrée à la délimitation de la frontière maritime commune entre la République togolaise et la République du Ghana.
Depuis 2018, informe Lomé, le Togo et le Ghana ont engagé des négociations bilatérales, conduites dans un esprit de dialogue et de coopération. “Ces échanges ont permis des avancées techniques notables, notamment l’adoption d’une carte marine commune et la définition consensuelle de points de référence pour la délimitation de la frontière maritime”, informe-t-on.
Ces discussions, souligne le communiqué du Conseil des ministres, faisaient suite à plusieurs incidents enregistrés entre 2016 et 2018 dans la zone frontalière maritime, marqués par des violations répétées de l’espace maritime revendiqué par le Togo, impliquant des unités navales et des navires de recherche mandatés par la partie ghanéenne.
Dans ce contexte de négociations en cours, le gouvernement togolais a reçu, le 20 février 2026, une notification officielle de la décision unilatérale du Ghana de recourir à une procédure d’arbitrage international pour la délimitation de la frontière maritime.
Selon le communiqué, cette initiative intervient « en méconnaissance de la déclaration formulée par le Togo le 12 avril 2019 », par laquelle le pays avait exprimé sa préférence, en cas de différend, pour un règlement juridictionnel devant le Tribunal international du droit de la mer ou la Cour internationale de justice, conformément aux dispositions de la Convention précitée.
Face à cette situation, le gouvernement togolais réaffirme son attachement « aux principes de règlement pacifique des différends, de bon voisinage et de coopération fraternelle entre États ». Il indique se réserver le droit de faire valoir, par toutes les voies de recours disponibles, « les droits et intérêts légitimes du Togo dans le cadre du règlement définitif de ce différend ».
Atha ASSAN








