Depuis quelques mois, des informations persistantes relayées sur les réseaux sociaux font état de plusieurs cas d’enlèvements et de disparitions inquiétantes visant des jeunes.
Dans un communiqué en date du vendredi 13 janvier 2026, le ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, et le garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains, Pacôme Yawovi Adjourouvi, informent la population que les faits rapportés ont retenu l’attention des services compétents de la chaîne pénale nationale.
Ainsi, ils annoncent la mise en place d’une commission spéciale d’enquête qui travaille, depuis le 24 janvier 2026, à la vérification et à l’élucidation de ces cas, sous le contrôle du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Lomé.
Les ministres précisent que toutes les affaires faisant l’objet de publications sur les réseaux sociaux sont examinées par la commission d’enquête. Ils rappellent par ailleurs que la diffusion de fausses informations, susceptible de nuire aux enquêtes et de créer un climat d’insécurité inutile, ainsi que toute dénonciation calomnieuse, constituent des faits punis par la loi. Toute personne disposant d’informations fiables sur des cas de disparition ou d’enlèvement est priée de contacter immédiatement les services de sécurité les plus proches ou le numéro d’urgence national 1014.
Ils invitent également les populations à ne pas céder à la panique et à faire preuve de retenue et de discernement dans la diffusion des informations sur les réseaux sociaux.
« La surveillance et les patrouilles dans les zones à risque, ainsi que la collaboration étroite avec les autorités locales, ont été renforcées pour protéger la population », peut-on lire dans le communiqué.
Les ministres réaffirment enfin leur engagement total à protéger les citoyens et à agir avec diligence pour élucider chaque cas signalé.
Rachel Doubidji









