Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies au Togo (PAM) a publié son bulletin annuel, une édition unique qui revient sur les faits marquants de son action au Togo en 2025.
À travers ce numéro, paru en janvier 2026, le PAM met en lumière les avancées majeures réalisées aux côtés du Gouvernement, des collectivités territoriales et des communautés, dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la nutrition, de la résilience et de l’alimentation scolaire.
Parmi ces avancées figure l’expansion significative du Programme national d’alimentation scolaire intégrée basée sur la production locale (HGSF), couplée à l’introduction de nouveaux outils digitaux destinés à renforcer sa gestion.
Le PAM a pour mission d’apporter une aide vitale en situation d’urgence et de contribuer durablement à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations confrontées aux conflits, aux aléas climatiques et à d’autres chocs. À ce titre, il accompagne depuis plusieurs années le Gouvernement togolais dans la mise en œuvre du modèle HGSF.
Selon le bulletin, grâce à un partenariat étroit avec le Gouvernement et les donateurs, le programme connaît une expansion majeure : plus de 200 écoles soutenues à partir de l’année scolaire 2025-2026 contre 50 écoles en 2024-2025, marquant une étape décisive dans l’extension du modèle à l’échelle nationale.
« Le PAM continue d’encourager l’approvisionnement des cantines en produits alimentaires locaux et nutritifs, tout en contribuant à la mise en place d’infrastructures fonctionnelles telles que des cuisines et magasins améliorés, des jardins scolaires, des moulins ou des poulaillers, afin de renforcer la durabilité du programme », indique le document.
L’institution souligne que cette montée en puissance vise à améliorer la fréquentation scolaire, favoriser la réussite des élèves et stimuler les économies locales par l’intégration des petits producteurs dans les chaînes d’approvisionnement.
School Connect : une innovation digitale au service des cantines scolaires
Pour accompagner cette phase d’expansion, le PAM a déployé School Connect, un outil numérique innovant destiné à améliorer la gestion, la traçabilité et la transparence des opérations de cantines scolaires.
À partir de l’année scolaire 2025-2026, School Connect est devenu le système central de collecte et de gestion des données pour les écoles soutenues par le PAM. L’outil permet notamment le suivi en temps réel des distributions alimentaires, la traçabilité des transactions avec les petits producteurs locaux, la gestion centralisée des données et la production de rapports facilitant la prise de décision.
À terme, l’ambition du PAM est d’étendre School Connect à l’ensemble des cantines scolaires gérées par l’État, au-delà de son périmètre d’intervention, en cohérence avec les politiques éducatives nationales.
Vers une modernisation de la gestion financière
Après trois années de mise en œuvre du modèle HGSF dans 50 écoles pilotes, des enseignements majeurs ont été tirés, notamment sur la gestion financière des cantines. Pour répondre aux exigences de transparence et de rigueur, le Gouvernement, avec l’appui du PAM, a introduit à partir de cette rentrée scolaire un logiciel comptable numérique pour l’informatisation de la gestion financière des cantines soutenues par le PAM.
Cette innovation permettra un suivi harmonisé et numérique des dépenses, une meilleure traçabilité jusqu’au niveau de chaque école, une réduction des risques d’erreurs et une planification financière plus efficace à l’échelle nationale.
« Avec ce logiciel, la gestion des cantines franchit un cap vers une modernisation complète, renforçant l’efficacité du programme et la confiance entre les communautés, le Gouvernement et les partenaires », souligne le PAM.
Pour rappel, les activités du PAM au Togo s’inscrivent dans le Plan stratégique pays (PSP) 2022-2026, aligné sur le Cadre de coopération pour le développement durable des Nations Unies au Togo (CCDD 2023-2026), autour de trois axes majeurs : la réponse aux crises, la résilience et le renforcement des capacités institutionnelles.
Rachel Doubidji









