Le Togo franchit une nouvelle étape dans la structuration de sa politique de décentralisation avec la validation d’un référentiel national dédié aux Plans de développement régionaux (PDR). Le ministère délégué chargé du Développement local a organisé, le mardi 27 janvier 2025 à Lomé, un atelier national de validation finale du guide d’élaboration des PDR, avec l’appui technique et financier de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de la coopération allemande (GIZ).
La rencontre a réuni les principaux acteurs institutionnels, techniques et territoriaux autour d’un objectif commun : valider de manière participative et inclusive le contenu du guide afin d’en garantir l’appropriation et l’utilisation harmonisée dans l’ensemble des cinq régions du pays. Ce référentiel national s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la décentralisation et de la territorialisation des politiques publiques engagée par le gouvernement togolais.
Le guide national d’élaboration des PDR vise à doter les régions d’un outil méthodologique et opérationnel commun, aligné sur les orientations nationales de développement et les Objectifs de développement durable (ODD). Il permettra aux autorités régionales de concevoir des plans de développement cohérents, réalistes et durables, tenant compte des potentialités locales, des enjeux socio-économiques, environnementaux et climatiques, ainsi que des attentes exprimées par les populations à la base.
Pour le ministre délégué chargé du Développement local, Koamy Gomado, l’ambition est de “doter chaque région d’un outil opérationnel, adapté à ses réalités et porteur d’un développement équilibré et durable’’.
La gouverneure du Grand Lomé, Zouréhatou Kassah-Traoré, pour sa part, qualifie le guide des PDR de référentiel commun essentiel pour renforcer la cohérence de la planification régionale et l’alignement des actions locales sur les priorités nationales.
Les partenaires techniques et financiers ont réaffirmé leur engagement à accompagner le Togo dans ce processus. La FAO a souligné l’importance d’une planification intégrée pour la sécurité alimentaire et la résilience des territoires, tandis que le PNUD a rappelé que la qualité de la planification conditionne l’efficacité des investissements et l’atteinte des ODD. La GIZ a, pour sa part, mis en avant l’apport d’un cadre harmonisé pour améliorer la coordination et la redevabilité des acteurs territoriaux.
Atha ASSAN









