Le mardi 30 décembre 2025, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a accordé une grâce présidentielle à 1 511 détenus, à travers un décret adopté en Conseil des ministres. Cette décision concrétise l’annonce faite par le chef de l’exécutif le 2 décembre dernier, lors de son discours sur l’état de la Nation devant le Parlement.
Les bénéficiaires de cette mesure recouvrent immédiatement leur liberté. Les profils concernés sont diversifiés et répondent à des critères humanitaires et judiciaires précis. Il s’agit notamment de personnes ayant purgé de longues peines, de condamnés pour des délits mineurs, de détenus âgés arrivés en fin de peine, ainsi que de prisonniers souffrant de graves problèmes de santé.
Selon le communiqué officiel issu du Conseil des ministres, cette grâce, qui relève des prérogatives exclusives du Président du Conseil, vise à renforcer la cohésion sociale et à apporter un soulagement réel aux familles concernées, particulièrement en cette période de fêtes de fin d’année.
Au-delà de son impact humain, la mesure poursuit également des objectifs structurels. Elle contribue à désengorger les établissements pénitentiaires, régulièrement confrontés à la surpopulation carcérale.
La grâce présidentielle apparaît ainsi comme un instrument d’apaisement social, rappelant que la sanction pénale peut s’accompagner d’une démarche de clémence républicaine.
Atha ASSAN









