Les différents acteurs ont procédé du 25 au 27 novembre 2025 à Kpomé, à la revue de performance du programme AGIR MAN 1.
Cette rencontre a pour objectif d’apprécier les performances de la première phase de ce programme démarré en mai 2024.
Au cours des travaux, les participants ont ainsi partagé les résultats de la première phase du programme ; les insuffisances qui ont empêché l’atteinte de certains résultats ; les résultats attendus et les indicateurs de la deuxième phase du Programme. Ils ont également identifier les approches correctrices.
En effet, le projet AGIR MAN 1 est initié par un consortium de trois Organisations de la Société Civile notamment l’Association Santé pour Tous (AST), Espoir Vie-Togo (EVT) et « Le JADE-Pour La Vie. Il vise à réduire la pression sur la femme séropositive (FVVIH) dans son traitement par les ARV et ses besoins en santé sexuelle en impliquant son environnement immédiat.
Pour suivre ce programme, il a été mis en place des activités de suivi et évaluation validées, lesquelles prévoient l’élaboration d’un rapport intermédiaire à la fin de 15 mois de mise en œuvre pour apprécier les progrès réalisés.C’est dans ce cadre que cette revue des résultats a été organisée.
« Nous mettons en œuvre ce projet depuis 15 mois et il est important de passer à loupe les objectifs qui étaient fixé au début, les résultats que nous avons atteint et la planification de la phase 2 du projet .Nous avons une quinzaine d’indicateurs parmi lesquels 12 sont au vert et 3 au rouge. Il faut donc se questionner par rapport aux indicateurs qui sont en rouge. Nous y travaillons donc énormément au cours de cet atelier », a indiqué Laboé Pakéyendou, coordonnateur du programme AGIR MAN 1 et directeur exécutif de l’association Le JADE-Pour La Vie.
Selon le directeur exécutif de l’ONG EVT, Dr Éphrem Mensah, il y a eu un grand changement surtout dans la file active des PVVIH qu’ils prennent en charge sur leurs différents sites depuis le démarrage du programme AGIR MAN 1.
« Avant le démarrage du programme, nous étions à une proportion d’un peu plus de 70/30 c’est-à-dire que les femmes dans nos file active étaient à peu près plus de 70% des personnes que nous suivons alors que les hommes étaient moins de 30%.Mais avec les activités qui ont été mises en œuvre dans le cadre de ce programme, nous tendons vers une augmentation du nombre des hommes qui sont autour de 40% et le nombre de femmes qui est autour de 70 voir 80% », a t-il fait savoir.
Le directeur exécutif de l’ONG EVT a également souligné que le programme a eu un impact sur le rôle que les hommes doivent jouer auprès de leurs conjointes et partenaires qui sont contaminés par la maladie. « Au même moment, ils se sont mobilisés pour se faire dépister et se faire enrôler pour les soins », a t-il ajouté.
D’une durée de trois ans, le projet AGIR MAN 1 est mis en œuvre grâce à l’appui financier de lAgence Française de Développement (AFD) et la Fondation de France.
Rachel Doubidji









