L’administration déconcentrée de la préfecture du Bas-Mono intensifie ses actions pour préserver la cohésion sociale et le vivre-ensemble entre agriculteurs et éleveurs peuls. À l’initiative du préfet Sogbo Kokou Amétépé, une rencontre de concertation s’est tenue afin d’anticiper les tensions récurrentes liées à la transhumance.
Au terme des échanges, plusieurs mesures préventives ont été arrêtées. Les éleveurs sont désormais tenus d’assurer une meilleure maîtrise de leurs troupeaux afin d’éviter les dégâts sur les cultures. La conduite des bœufs par des mineurs et le port d’armes blanches en public sont strictement interdits.
Les agriculteurs, pour leur part, sont invités à privilégier les voies officielles en cas d’incident, en sollicitant les forces de l’ordre ou les autorités locales. « L’éleveur a besoin du paysan et le paysan a besoin de l’éleveur », a rappelé le préfet, appelant à la responsabilité collective.
La séance, tenue en début de semaine, a également permis de sensibiliser les participants sur le cadre légal encadrant la transhumance au Togo.
Ces mesures interviennent dans un contexte de tensions récurrentes entre agriculteurs et éleveurs dans la préfecture. Elles font notamment suite au récent décès d’un agriculteur à Fiové-centre (commune Bas-Mono 1). Selon l’Agence togolaise de presse, l’homme avait été grièvement blessé par une vache ayant mis bas. Il a succombé à ses blessures au CHU Sylvanus Olympio de Lomé.
Atha ASSAN









