Un rapport sur l’évaluation des politiques en matière de drogues a été validé lors de l’atelier de concertation nationale tenu les 24 et 25 juillet 2025 à Kpalimé (120 kilomètres au nord-ouest de Lomé).
Cette rencontre initiée par l’Ong Espoir Vie-Togo (EVT) a réuni les acteurs de la société civile, les partenaires institutionnels, les personnes usagères de drogues entre autres.
Elle a permis aux participants de procéder à la relecture minutieuse du document et d’apporter des amendements finaux.
En effet, une consultante a été mandatée pour élaborer un rapport sur l’évaluation des différentes politiques en matière de drogues au Togo.
Le but de cette étude était d’évaluer les politiques en matière de drogues du pays et de faire des recommandations en vue d’améliorer la riposte sanitaire, sociale et légale relative aux personnes usagères de drogues.
« Avant cette rencontre, il y a eu différentes étapes entre autres la revue documentaire, la rencontre avec les différents partenaires institutionnels, de la société civile, les Personnes usagères de drogues. Une première évaluation a été donc faite et un atelier de pré-validation entre les partenaires a eu lieu au mois de mai. L’objectif de cet présent atelier est de procéder à la validation finale parce que nous voulons avoir un document national et son appropriation par les différentes partenaires aussi bien institutionnel que de la société civile », a expliqué Nathalie Rose, la consultante.
Le document selon elle, est en phase avec les recommandations des Nations Unies, de l’ONUSIDA, de l’OMS et du PNUD.
» Ce document recommande qu’en matière de drogues, il est important d’offrir d’autres solutions que la criminalisation.La criminalisation de l’usage des drogues ou des personnes qui utilisent des drogues envoie les consommateurs en prison et les mettent dans une situation de vulnérabilité alors que la dépendance aux drogues est une affection chronique et récurrente. C’est pour cela que le rapport demande qu’au lieu d’envoyer les usagères de drogues en prison, il faut plutôt les canaliser vers les services sanitaires ou sociaux pour ceux qui en ont besoin « , a souligné la consultante.
Il convient de noter que le document formule des recommandations applicables à court et moyen terme en matière de services sanitaires et sociaux, ainsi que des propositions à plus long terme concernant l’évolution du cadre légal.

La rencontre s’inscrit dans le cadre du « Projet de dissémination des Expertises de réduction des risques auprès des associations communautaires francophones d’Afrique de l’Ouest » financé par Initiative.
En consortium avec Coalition Internationale Sida (Coalition PLUS), Alliance Nationale des Communautés pour la Santé (ANCS), Médecin du Monde, le projet est mis en œuvre en partenariat avec des organisations au Togo et au Benin notamment Espoir Vie Togo, La plateforme des OSC VIH SANTE et de Bénin Orientation Neutre Santé (BORNES).
Rachel Doubidji









